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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 19:48

Difficile de faire mieux voire aussi bien que le "Soldat Ryan" de Steven Spielberg. David Ayer tente sa chance avec un film s'inspire de l'histoire vraie de la prise d'assaut de l'armée allemande par un commando américain, installé à bord d'un tank militaire surnommé "Fury". Au final, le film fait partit du top des meilleurs films de 2014.

Brad Pitt repart en croisade contre les nazis au cinéma. En 2009 déjà, il était à la tête d'un petit groupe de soldats juifs américains ayant pour mission d'assassiner le Führer et ses sbires dans Inglorious basterds de Tarantino. Cette fois-ci, le beau quinquagénaire le fait à bord d'un tank.

     Fury se déroule à la fin de la Seconde Guerre mondiale, dans l’Allemagne de l’année 1945. David Ayer explique : "La guerre est quasiment finie et le régime nazi est moribond. C’est un cadre très différent de celui des films de guerre où l’on célèbre les manœuvres victorieuses impliquant les troupes américaines, comme le débarquement en France, les avancées en Europe ou encore la bataille des Ardennes. On oublie souvent la période où le nazisme rend son dernier souffle, face à des soldats américains épuisés par des années de guerre et en manque d’effectifs."

Brad Pitt;Shia LaBeouf David Ayer nous propose donc un film sur l'héroïsme de ses hommes qui ont combattu de façon moins conventionnelle comme on a déjà pu le voir dans la plupart des films sur la seconde guerre mondiale. Son approche aborde bien sur la bravoure, le sacrifice mais aussi, le détachement vis-à-vis des êtres que l'on croise. Une façon de se protèger voire se déhumaniser face à l'horreur de la guerre.

Afin d’en apprendre plus sur les conditions de vie des militaires durant la Seconde Guerre mondiale, Bill Block, QED International et Brad ont organisé une réunion entre vétérans et acteurs. Les anciens soldats ont raconté leur vécu à bord des tanks ayant participé aux plus sanglants affrontements.

fury-logan-lerman-2 Selon John Lescher, c’est Norman Ellison, incarné par Logan Lerman, qui est le pivot du film : "C’est à lui que le public va s’identifier. Norman est le bleu qui n’a pas été formé pour la guerre et c’est à travers lui que l’on découvre le tank puis que l’on suit ce qui arrive à cette unité. Son histoire, ce qu’il endure et sa faculté à s’en sortir, à prendre sa place, sa résilience en somme, est au cœur du film."

Reconnu par la critique pour sa prestation dans ce film mais réputé pour ses caprices, Shia LaBeouf a encore fait des siennes sur le tournage. L'acteur se serait en effet, arraché la dent, et aurait refusé de prendre des douches pour, explique-t-il, "se mettre dans les conditions du rôle".

David Ayer retrouve pour la seconde fois l’acteur Michael Pena. Il l’avait dirigé dans End of Watch en 2012 et lui a confié un rôle spécialement écrit pour lui : celui de Trini Garcia, le pilote du char. Le réalisateur explique : "Pas loin de 350 000 Latino-Américains ont fait la Seconde Guerre mondiale, surtout en tant que conducteurs dans les corps blindés. Trini est un type sophistiqué : dans la vie civile, on lui aurait confié de grandes responsabilités. Dans le contexte de la guerre, il est devenu alcoolique pour tenir, face à la fatigue et au stress. À cette époque, l’abus d’alcool était monnaie courante dans l’armée et beaucoup de pilotes de chars, comme Trini, étaient ivres aux commandes."

Aussi au casting :

Le 5ème homme du tank, Jon Bernthal

Jason Isaacs dans le rôle du capitaine Waggoner

et le fils de Clint, Scott Reeves Eastwood

Fury

Pour être les plus convaincants possible à l’écran et former une équipe soudée, les 5 acteurs principaux ont eu l’obligation de subir des séances d’entrainement particulièrement intenses. Ainsi, les levés à 5 heures du matin, les 2 heures de préparation physique, les cours, les parcours du combattant jusque tard le soir, les rations froides, les nuits sous la pluie… ont fait partie de leur quotidien durant plusieurs semaines. "Le camp était conçu pour nous briser, pour nous donner un aperçu de la difficulté de la vie au combat, mais aussi pour nous construire quand nous avions le moral au plus bas", selon Brad.

Wallpaper fury, fury, brad pitt, brad pitt, revolver, look

Si la structure narrative peut sembler assez simple aux premiers abords, le producteur  Ethan Smith se positionne à l’opposé d’un constat de la sorte. Il précise : "L’action du film se déroule sur 24 heures, de l’aube à l’aube. La construction du récit est élémentaire mais le fond est à la fois éloquent et complexe."

Le tank "Fury" est inspiré du M4 Sherman, char d'assaut américain produit en quantité importante pendant la guerre 39-45, afin d'équiper les troupes américaines et les accompagner dans leur combat contre l'Allemagne nazie. De nombreux modèles ont été empruntés à des musées pour le tournage. Parmi ceux qu'on aperçoit dans le film, on peut énumérer le Fury M4A2 76mm HVSS, emprunté au Bovington Tank Museum, le M4A4 75MM VVSS et le M4A1 76mm VVSS.

 

 

 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 17:58

CLint Eastwood Platon for Variety Magazine-2 

"Le Maître de Guerre" s'étant déjà fait remarqué avec "Mémoire de nos Pères" suivit de "Lettre Iwo Jima" en 2006 a prit le relais suite à désistement d'un certain Steven Spielberg. Ce nouveau Clint à déjà rafflé 5 nominations aux States. Et pour cause, "Américan Sniper" est l'un des films les plus abouti du Maître Eastwood depuis "Impitoyable". Ovationné par la critique et considéré comme le plus grand film de Clint après "Gran Torino", il sort sur nos écrans le 18 février.

Hero: The real American Sniper, Kyle was killed on a gun range on 2 February 2013. He had left the SEALs to spend time with his wife and children and to help other veterans

Redoutable tireur d’élite, Chris Kyle revendique une quarantaine de morts à la seule bataille de Falloujah en 2004, un record dans l’histoire de l’armée américaine. Capable de "faucher" un homme à plus de deux kilomètres, Chris Kyle est finalement mort aux Etats-Unis, tombé sous les balles d’un marine américain pris d’un coup de folie en 2013.

Pride: Chris Kyle's father Wayne did not want his son's legacy tarnished by Hollywood and told Clint Eastwood and Bradley Cooper that he would give them 'hell' - and they gave him their word they would honor the hero 

Le père de Chris a déclaré vouloir que la mémoire de son fils soit absolument respectée dans le film. Il approuva d’ailleurs le choix de Clint Eastwood à la réalisation et celui de Bradley Cooper car il les considérait comme des "hommes de confiance".

american-sniper-bradley-cooper Tireur d'élite des Navy SEAL, Chris Kyle est envoyé en Irak dans un seul but : protéger ses camarades. Sa précision chirurgicale sauve d'innombrables vies humaines sur le champ de bataille et, tandis que les récits de ses exploits se multiplient, il décroche le surnom de "La Légende". Cependant, sa réputation se propage au-delà des lignes ennemies, si bien que sa tête est mise à prix et qu'il devient une cible privilégiée des insurgés. Malgré le danger, et l'angoisse dans laquelle vit sa famille, Chris participe à quatre batailles décisives parmi les plus terribles de la guerre en Irak, s'imposant ainsi comme l'incarnation vivante de la devise des SEAL : "Pas de quartier !" Mais en rentrant au pays, Chris prend conscience qu'il ne parvient pas à retrouver une vie normale.

Chris Pratt Actor Chris Pratt attends the 2014 MTV Movie Awards at Nokia Theatre L.A. Live on April 13, 2014 in Los Angeles, California.

Bradley ne devait au départ que produire le film et Chris Pratt (Les Gardiens de la Galaxie) endosser le rôle principal. Néanmoins, le vif intérêt que Cooper portait au projet le fit changer d’avis et il décida finalement d’incarner lui-même le tireur d’élite. Pendant 3 mois, il a soulevé des poids et mangeait pour l’équivalent de 6000 calories par jour pour acquérir d’avantage de masse musculaire. L’acteur a également reçu une formation de tireur d’élite pour les besoins du film.

Warner Bros. Pictures News Presents The New York Premiere of "American Sniper"

Jaimie Alexander, Kate Mara et Evangeline Lilly ont été approchées pour incarner le personnage deTaya Renae Kyle qui est finalement joué par Sienna Miller. Mais Mara préféra jouer dans le reboot des 4 Fantastiques et Lilly, dans Ant-Man: deux grosses productions Marvel.

 

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 19:09

Vincent Lindon, Nadine Labaki, le jeune et talentueux Max Baissette de la Malglaive et Gilles Lellouche dans le 3ème thriller de Fred Cavayé, Mea Culpa. Un bon et même un très bon  polar à la française. Bien entouré, Fred Cavayé retrouve 2 acteurs chevraunés avec lequel il a déjà travaillé et s'assure les services au script de l'un des maître du genre en la personne d'Olivier Marchal...

 

Synopsis : Flics sur Toulon, Simon et Franck fêtent la fin d'une mission. De retour vers chez eux, ils percutent une voiture. Bilan : deux victimes dont un enfant. Franck est indemne. Simon, qui était au volant et alcoolisé, sort grièvement blessé . Il va tout perdre. Sa vie de famille. Son job de flic. Six ans plus tard, divorcé de sa femme Alice, Simon est devenu convoyeur de fonds et peine à tenir son rôle de père auprès de son fils Théo qui a désormais 9 ans. Franck, toujours flic, veille à distance sur lui. Lors d'une corrida, le petit Théo va être malgré lui le témoin d'un règlement de compte mafieux. Très vite, il fera l'objet de menaces. Simon va tout faire pour protéger son fils et retrouver ses poursuivants. Le duo avec Franck va au même moment se recomposer. Mais ce sera aussi pour eux l'occasion de revenir sur les zones d'ombre de leur passé commun.

 

Mea Culpa marque les retrouvailles de Fred Cavayé avec Vincent Lindon et Gilles Lellouche. Bien qu'ayant tous 2 travaillé avec le réalisateur, c'est la première fois que les deux acteurs se retrouvent ensemble dans le même film. Lindon avait déjà participé à Pour elle en 2008 et Lellouche avait collaboré sur A bout portant en 2010 et Les Infidèles en 2011. Prouvant une fois de plus que le polar français assure Pour Elle a fait l'objet d'un remake américain, Les 3 Prochains Jours avec Russell Crowe, Olivia Wilde et Elizabeth Banks en 2010.

   A l'origine, le 1er script a été rédigé par Guillaume Lemans sur une idée d'Olivier Marchal. Après l'abandon d'un autre projet, Fred Cavayé a repris l'idée et l'a modifiée pour en faire un film dont le thème tourne plus autour de la rédemption que de la vengeance. Marchal et Fred Cavayé se connaissent bien puisqu'ils avaient collaboré ensemble sur Pour elle en 2008.

 Fred Cavayé Le réalisateur confie que Mea Culpa, 3ème volet d'une série de films qu'il considère comme une trilogie, sera une sorte de mélange de ses deux précédents films. Il souhaitait que Mea Culpa réunisse à la fois l'émotion de Pour Elle et l'action d'A Bout Portant : "Mea Culpa ayant bénéficié de tout ce que j’ai appris sur mes deux premiers films, je le voulais comme un idéal de cinéma d’action tel que je le conçois. Un cinéma à la fois ludique et émouvant", explique le metteur en scène.

 

La rencontre de Max avec le cinéma, à « 6 ans et demi », a été un coup de foudre. « Son père avait vu une affichette pour de la figuration dans Versailles, de Pierre Schoeller avec Guillaume Depardieu. Il s'est dit : « Ça pourrait amuser Max. » Le petit bonhomme est ressorti avec le premier rôle. « Tu peux recevoir autant d'enfants que tu veux, de toute façon, c'est moi que tu vas choise (NDLR : choisir) », avait dit Max au réalisateur lors du casting…

Pour Fred Cavayé, ce film devait être du cinéma interactif. Il souhaite que le spectateur utilise son propre vécu pour réagir à ce qu'il voit. Pour aller dans ce sens, le réalisateur a choisi de minimiser les dialogues : "Le dialogue n’est là que pour faire passer quelque chose qu’on ne peut véhiculer par l’image, ou même par la musique". Il ajoute : "Le spectateur n’est pas un animal que l’on nourrit, c’est un être humain avec des sentiments universels que l’on peut utiliser pour raconter l’histoire."

 

Lindon et Lellouche n'ont pas ménagé leur peine sur le tournage de Mea Culpa. En effet, ils ont tous les deux été blessés à plusieurs reprises. Le premier s'est notamment fait plusieurs hématomes, un claquage, cassé une côte et sa tête a violemment frappé un rail de chemin de fer pendant le tournage de la bagarre finale. Le second, lui, s'est fait une sévère coupure en tournant la scène où il dévale une pente le long de la voie ferrée. Il avait refusé de se faire doubler pour cette cascade.

 Nadine Labaki Nadine Labaki attends the 'Inside Llewyn Davis' Premiere during the 66th Annual Cannes Film Festival at Grand Theatre Lumiere in Cannes.

Nadine Labaki, nouvelle venue dans l'univers de Cavayé  avait déjà été pressentie pour interpréter le rôle de Nadia dans A Bout Portant. C'est finalement Elena Anaya qui avait eu le rôle. C'est donc tout naturellement que le réalisateur a pensé à Nadine Labaki pour jouer Alice.

 

Le metteur en scène souhaitait changer l'esthétique de son nouveau film en se séparant de celui cdu polar français classique. Pour cela, il s'est entouré d'un nouveau chef opérateur Danny Elsen qui lui a permis de tester de nouveaux horizons. Il confie : "Je voulais vraiment rompre avec l’esthétique du polar français, avec cette image désaturée que j’avais en effet adopté pour mes deux précédents films, pour aller vers l’opposé, vers des images très saturées. Cela donne quelque chose de plus ludique, de plus graphique, avec un visuel presque surréaliste par instants."

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 06:56

Capitaine Phillips est l'adaptation du livre "A Captain's Duty : Somali Pirates, Navy SEALs, and Dangerous Days at Sea" écrit par le Capitaine Richard Phillips. Un autre film sur ce même thème est sorti en 2013 : il s'agit de Hijacking

 

L'histoire retrace la prise d'otages du capitaine Phillips et de son équipage à bord du navire Maersk Alabama. Elle a été organisée par quatre pirates somaliens entre le 8 et le 12 avril 2009. L'héroïsme dont le capitaine a fait preuve pendant ces quelques jours a permis de sauver la vie de son personnel de navigation. Trois des quatre pirates, âgés de 17 à 19 ans à l’époque, ont été tués lors du sauvetage et le dernier réside actuellement en prison, pour une peine de plus de 33 ans.

  Adepte des films basés sur des faits historiques ou d'actualité, le réalisateur Paul Greengrass à qui l'on doit Bloody Sunday, La Vengeance & La Mort Dans la Peau, Vol 93, 15H10 Omagh, Green Zone et pour l'heure Capitaine Phillips, a pour objectif de finaliser Memphis, un projet (qu'il a été contraint de mettre en stand-by en avril 2011) sur l'assassinat de Martin Luther King Jr. le 4 avril 1968...

 

Avec ce film Geengrass, évoque le conflit qui existe entre les riches et les pauvres : "Depuis une dizaine d’années, il y a eu d’excellents films traitant de la sécurité intérieure et du terrorisme (…) La confrontation entre Phillips, qui appartient au mouvement de l’économie globale, et les pirates qui en sont exclus, m’a semblé être un sujet nouveau et tourné vers l’avenir. La confrontation entre Phillips et Muse évoque aussi le poids de forces plus puissantes qui influent sur le cours du monde."

 Barkhad Abdi, le chef des pirates somalien

Dans une volonté d’hyperréalisme, Greengrass a imposé aux Américano-Somaliens, jouant les pirates, d’éviter tout contact avec ceux qui incarnaient le personnel de bord du Maersk Alabama dans le but de créer une véritable crainte de la part du Capitaine et de son équipage. Tom Hanks revient sur cette "méthode Greengrass" : "C’était une brillante idée. Nous n’avions partagé ni lectures ni dîner donc ils n’étaient pour nous que des hommes de l’ombre. Quand ils ont pris le pont d’assaut, l’effet était sidérant d’authenticité. Nous en avions les cheveux qui se dressaient sur la nuque." Avant d'avoir été surprit car : " Avant le tournage, Paul a essayé de m’expliquer à quoi ressemblerait le style du film – caméra à l’épaule, pas de travelling ni de marquage au sol – et m’a demandé si je me sentirais à l’aise. Je lui ai répondu que oui... tout en espérant sincèrement que lors du tournage, je verrais apparaître une dolly pour les travellings et qu’on me dirait où prendre mes marques au sol et vis-à-vis de l’éclairage. Je m’étais trompé. Nous n’avons même pas mis en place les scènes, nous les avons ‘trouvées’. On se réunissait tous les matins pour discuter de la scène durant 1 h 30, 2 heures ou plus, puis on la tournait dans son intégralité – qu’elle dure 8 ou 12 minutes, peu importait – au lieu de la fragmenter en plans."

 Capitaine Phillips retrace l’histoire vraie de la prise d’otages du navire de marine marchande américain Maersk Alabama, menée en 2009 par des pirates somaliens. La relation qui s’instaure entre le capitaine Richard Phillips, commandant du bateau, et Muse, le chef des pirates somaliens qui le prend en otage, est au cœur du récit. Les deux hommes sont inévitablement amenés à s’affronter lorsque Muse et son équipe s’attaquent au navire désarmé de Phillips. À plus de 230 kilomètres des côtes somaliennes, les deux camps vont se retrouver à la merci de forces qui les dépassent…

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 06:59

Pour son dernier film, "The Immigrant", en salle depuis le 27 novembre, le réalisateur James Gray (d'origine Russe) s'est inspiré de sa propre histoire familliale pour raconter l'arrivée aux Etats-Unis, d'une jeune immigrée polonaise jouée par Marion Cotillard et nous entraîne avec talent dans l'une des multiples histoires qui ont fait l’immigration américaine du XXe siècle.

  

Afin de préparer ce film, James Gray, le réalisateur s'est documenté au sein de l'Histoire de sa propre famille. Il a récupéré les clichés pris par son grand-père venu de Russie qui arrivait à Ellis Island : "En 1923, mon grand-père et ma grand-mère sont arrivés aux Etats-Unis en passant par Ellis Island. J’ai entendu, bien sûr, d’innombrables anecdotes sur Ellis Island, et le lieu m’a longtemps obsédé. J’y suis allé pour la première fois en 1988, avant la restauration de l’île. Tout était resté intact, comme figé par le temps. C’était une vision troublante, ces formulaires d’immigration à moitié remplis, répandus par terre… Ellis Island m’est apparue comme un endroit hanté par des fantômes, ceux de toute ma famille. J’ai donc conçu le projet d’un film qui viendrait de cette histoire", raconte le metteur en scène.

 

Synopsis : 1921. Ewa et sa sœur Magda quittent leur Pologne natale pour la terre promise, New York. Arrivées à Ellis Island, Magda, atteinte de tuberculose, est placée en quarantaine. Ewa, seule et désemparée, tombe dans les filets de Bruno, un souteneur sans scrupules. Pour sauver sa sœur, elle est prête à tous les sacrifices et se livre, résignée, à la prostitution. L’arrivée d’Orlando, illusionniste et cousin de Bruno, lui redonne confiance et l'espoir de jours meilleurs. Mais c'est sans compter sur la jalousie de Bruno...

 The Immigrant, anciennement Lowlife, était en compétition officielle pour l'édition 2013 du Festival de Cannes. James Gray est un habitué de la Croisette. Il est venu pour la première fois en 2000 et en compétition pour la Palme d'or, avec le brillant The Yards (2000). Il est revenu sept ans plus tard, toujours en compétition, avec La Nuit Nous Appartient (2007) et l'année suivante, avec two Lovers (2008). The Immigrant marque donc sa 4ème sélection. Le réalisateur ne se sépare plus de Joaquim Phoenix, avec lequel il a travaillé sur les 4 films nommés précédemment. Seul son premier long métrage, Little Odessa (1994) où Phoenix n'apparait pas.

 C'est au cours d'un dîner avec Guillaume Canet pour son film Blood Ties (2013) dont James Gray a signé le scénario que le réalisateur de The Immigrant a fait la connaissance de Marion Cotillard qui l'accompagnait - et a décidé de la faire jouer sans son film. Le metteur en scène raconte : "Elle est si expressive qu’elle pourrait être une actrice du muet. Bien sûr, j’ai fini par lui donner une tonne de dialogues ! (...) il me semblait qu’elle était capable de transmettre un état d’âme d’une façon non verbale."  Marion a tellement travaillé son personnage d'immigrante polonaise qu'elle en a même bluffé le réalisateur, qui raconte à propos de son accent : "Un jour, j’ai demandé à l’actrice qui joue sa tante ce qu’elle pensait du polonais de Marion. Elle m’a dit qu’il était excellent, mais avait une pointe d’accent allemand. J’en ai parlé à Marion qui m’a répondu : « Bien sûr, c’est fait exprès puisque mon personnage vient de Silésie, une région située entre l’Allemagne et la Pologne »."

 

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 06:58

Adaptation cinéma du livre "Mandela: Long Walk to Freedom", Après Morgan Freeman dans Invictus de Clint Eastwood, l'acteur ghanéen, Idris Elba interprète Nelson Mandela dans un biopic de Justin Chadwick qui sortira le 28 novembre en Afrique du Sud et aux États-Unis, le 18 décembre en France, et en janvier 2014 au Royaume-Uni. La famille Mandela approuve.

 

Incarner Nelson Mandela au cinéma : un défi auquel plusieurs acteurs, dont les Américains Morgan Freeman, Terrence Howard dans le biopic sur Winnie Mandela jouée par une Jennifer Hudson métamorphosée, Danny Glover et Sidney Poitier, se sont déjà colletés.

Peu, en revanche, l'ont fait avec un tel assentiment de la famille Mandela. C'est la prouesse que vient de réaliser l'acteur britannique d'origine ghanéenne Idris Elba, 41 ans, dans le film tiré d'Un long chemin vers la liberté, l'autobiographie de l'ancien président sud-africain.

 

Le 3 novembre à Johannesburg, à l'avant-première, ils étaient tous là : Graça Machel, l'épouse de Mandela, Winnie, son ex-femme, et de nombreux proches. Madiba, 95 ans, toujours en convalescence à son domicile, a néanmoins pu voir des images d'Elba. "C'est moi, là ?" a-t-il demandé, très amusé paraît-il d'apprendre que le comédien avait dû endurer quotidiennement des séances de maquillage de plus de cinq heures.

 

Le biopic, dont le budget a atteint 26 millions d'euros et dans lequel jouent 143 acteurs sud-africains, retrace le parcours exceptionnel du héros de la lutte antiapartheid. Son réalisateur, le Britannique Justin Chadwick, qui a mêlé divertissement et Histoire, a bénéficié de nombreuses archives du Centre Nelson-Mandela pour la mémoire. Si l'entourage de Madiba a été élogieux dans ses critiques, il a été vite rejoint par la presse américaine, dithyrambique sur la performance d'Idris Elba, allant jusqu'à lui prédire une nomination aux Oscars...

 

Synopsis : Né et élevé à la campagne, dans la famille royale des Thembus, Nelson Mandela gagne Johannesburg où il va ouvrir le premier cabinet d’avocats noirs et devenir un des leaders de l’ANC.Son arrestation le sépare de Winnie, l’amour de sa vie qui le soutiendra pendant ses longues années de captivité et deviendra à son tour une des figures actives de l’ANC.À travers la clandestinité, la lutte armée, la prison, sa vie se confond plus que jamais avec son combat pour la liberté, lui conférant peu à peu une dimension mythique, faisant de lui l’homme clef pour sortir son pays, l’Afrique du Sud, de l’impasse où l’ont enfermé quarante ans d’apartheid. Il sera le premier Président de la République d’Afrique du Sud élu démocratiquement.

 Le producteur Anant Singh a demandé au scénariste anglais William Nicholson d'adapter les mémoires du président sud-africain.16 années ont été nécessaires pour venir à bout de ce travail colossal !!! "C’était une expérience plutôt terrifiante. Je sentais le poids d’une énorme responsabilité : il fallait que je la raconte bien sans passer à côté de l’histoire. On peut aussi avoir peur d’offenser les gens, d’omettre des faits, de donner une fausse image de toutes ces personnes qui ont vécu cette période, parfois sacrifié leur vie ou tout au moins une grande partie", explique Nicholson.

L'actrice Naomi Harris pour incarner Winnie Mandela.

 Avant qu’"Un long chemin vers la liberté" ne soit publié en 1995, Nelson Mandela avait fait lire le manuscrit à Anant Singh : "Ça m’a pris le weekend et je lui ai immédiatement dit : 'il y a de quoi en faire un film considérable, je dois le faire !'" Deux mois plus tard, quand le livre a été publié, les offres arrivèrent d’Hollywood en abondance et la surenchère commença. Singh revient sur ce que Mandela lui avait alors déclaré : "C’est une histoire sud-africaine, c'est toi qui doit la raconter". C’est donc le leader en personne qui a cédé au producteur les droits d’adaptation tant convoités : "Tout ce que j’ai pu lui offrir en retour était la promesse de faire un film dont il serait fier."

  D’origine indienne, ce producteur sud-africain, autrefois partisan du mouvement d’opposition à l’Apartheid, n’était pas considéré comme un citoyen blanc durant la ségrégation. Lorsqu’il a débuté sa carrière, il était l’un des premiers à produire des films engagés, mais n’avait ironiquement pas le droit d’assister à leurs projections dans les cinémas d’Afrique du Sud de nature séparatiste.

 

Mandela : Un long chemin vers la liberté retrace 70 ans de la vie du premier président de la république d’Afrique du Sud. Ainsi, trois acteurs l’incarnent : Siza Pina durant son enfance, Atandwa Kani de 16 à 23 ans puis Idris jusqu'à 76 ans.

 

Ordinary Love, la BO pour ce film du groupe U2

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 20:02

"The Counselor " ou plutôt "Cartel " est dédié à la mémoire du réalisateur Tony Scott, le frère cadet du réalisateur, Ridley Scott. Tony s'était suicidé en août 2012, et Ridley s'est rendu à Los Angeles à l'annonce de son décès. La production du film a donc été interrompue, et le tournage a repris deux semaines plus tard, le 3 septembre.

Ce film raconte la descente aux enfers d’un avocat pénal, attiré par l’excitation, le danger et l’argent facile du trafic de drogues à la frontière americano-mexicaine, mais qui découvre qu’une décision trop vite prise peut le faire plonger dans une spirale infernale, aux conséquences fatales.

 Bradley Cooper et Jeremy Renner ont été envisagés pour le rôle finalement interprété par Javier Bardem. Idem pour Brad Pitt, qui, lui, joue quand même dans le film.

C'est Angelina Jolie qui devait jouer Malkina, mais elle a abandonné le projet, laissant sa place à Cameron Diaz. Natalie Portman a également été pressentie, mais c'est Pénélope Cruz qui campe finalement le personnage qu'elle convoitait. A noter que si Angie avait figuré au casting de The Counselor, deux couples à la ville auraient participé ensemble au film : le couple Jolie/Pitt, et le couple Cruz/Bardem.

 

Ridley Scott sait attirer l’attention des spectateurs avec cet extrait de son prochain film, Cartel. On y voit les personnages de Cameron Diaz et Penelope Cruz, nues, au bord d’une piscine. Une partie de cet extrait est présent dans la bande annonce mais on a ici un aperçu plus long. Les deux femmes discutent du mariage de l’une d’elle. Le personnage de Cruz est fiancé à celui de Michael Fassebender. Le personnage de Diaz est très rentre-dedans tandis que Cruz est plus réservée et timide. La blonde demande à la brune si le prêtre lui pose des questions sur le sexe quand elle se confesse. Elle lui caresse les cheveux et l’épaule se qui l’a déstabilise et l’a met mal à l’aise.
              

Aux côtés de Michael Fassbender, Brad Pitt, Penelope Cruz, Javier Bardem et Cameron Diaz, il y a aussi au casting : Dean Norris, Rosie Perez, John Leguizamo, Natalie Dormer, Ruben Blades et Goran Visnjic. Sortie en salles en France prévue le 13 novembre 2013.

Synopsis : Un avocat respecté pense pouvoir mettre le pied dans un trafic de drogue sans être happé, et se retrouve vite à devoir survivre. Cartel suit un avocat (Fassbender) qui se pense assez fort et intelligent pour se lancer dans le commerce de la drogue sans en subir les conséquences. Il fait équipe avec Reiner (Bardem) pour vendre jusqu’à 20 millions de dollars de cocaïne. Très, très, très mauvaise décision et l’homme tente alors tant bien que mal de se sortir de situations tout aussi désespérées que périlleuses.

          

Voici en lien la dernière bande-annonce de Cartel, nouvelle réalisation de Ridley Scott en VOST. Celle-ci promet un thriller haletant avec un Michael Fassbender qu’on attend avec impatience, tandis que ses deux associés sont joués par le très élégant Brad Pitt et l’excentrique Javier Bardem. Le trailer introduit l’intrigue générale du film avec la disparition d’une cargaison de drogue. Les fournisseurs accusent de suite le nouveau venu, le personnage de Fassender, qui se retrouve en danger.

      http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=OxHGmfVYuBI#t=0 

         

Le tournage du film a débuté à la fin du mois de juillet 2012, à Londres. Une partie du film a été tournée en Angleterre, des séquences ont été réalisées à Alicante, en Espagne, et le reste du tournage s'est déroulé aux Etats-Unis, entre le Texas, l'Utah et la Californie.

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 15:47

« Toujours mentir. Jamais trahir. » Slogan pour le nouveau film de Julien Leclercq, Gibraltar ou comment un tenancier de bar criblé de dettes, devient un informateur de la police pour démanteler un réseau de traffic de drogues. Gilles Lellouche à prit plusieurs kilos afin de porter à l'écran cet homme, abimé par des années de galères, qui se retrouve malgré lui dans l'obligation d'infiltrer pour le service des douanes françaises un cartel colombien.

    

Gibraltar a été adapté de l'oeuvre de Marc Fiévet  "L'Aviseur" par le scénariste Abdel Raouf Dafri. Il est notamment connu pour avoir travaillé sur les scénarios de Mesrine : L'Instinct de Mort & L'Ennemi Public N°1 et Un Prophète.

C’est à l'origine le producteur Dimitri Rassam qui a proposé l’idée du film à Julien Leclercq (Il a débuté avec Chrysalis en 2006 avec Albert Dupontel), en lui présentant le scénario alors qu'il était en plein tournage de son précédent film L'Assault avec Vincent Elbaz. Le réalisateur raconte : "J'ai rencontré son auteur, Abdel Raouf Dafri , et on a travaillé sur la réécriture pendant un an, tout en menant des repérages à Gibraltar car il fallait qu'on s'imprègne sur place de cet univers très particulier. […] Ce qui m'a plu, c'est ce père de famille qui, d'abord pour des raisons financières, met le pied dans une mécanique qui va le broyer et se retourner contre lui : tout à coup, à cause de lui, sa famille est en danger et il se retrouve pris en étau entre les Douanes françaises et les narcotrafiquants."

Julien Leclercq 

Les inspirations de Julien Leclercq et Dimitri Rassam pour la réalisation du film ont été Traffic, Les Incorruptibles, Américan Gangster, Donnie Brasco et Les Affranchis. Le comédien italien Riccardo Scamarcio s’est inspiré quant à lui des films de Scorcese et de Coppola, ainsi que de son rôle de Nero (le Noir) dans Romanzo Criminale de Michèle Placido en 2005.

    

Lorsqu'on lui a proposé le projet du film, le réalisateur ne savais pas situer Gibraltar sur une carte ! "Ce qui m'intéressait, c'est que cette histoire était plausible à cet endroit-là et à cette époque-là. Elle est donc intrinsèquement rattachée à ce lieu particulier et à l'explosion, dans les années 80, du trafic de cocaïne et de haschich en provenance du Maroc. Du coup, l'idée de mêler un Français à des mafieux italiens et irlandais, à des criminels écossais et marocains, et aux Douanes françaises et anglaises, m'a plu. D'autant plus que ce ne sont pas des artifices 5 scénaristiques : quand on va sur place, on entend au moins trois langues dans la rue. Gibraltar est à un carrefour de l'Europe qui brasse des nationalités et des cultures différentes."

   Gilles Lellouche, Tahar Rahim et Riccardo Scamarcio

Au moment de la phase de casting, Julien Leclercq et Dimitri Rassam avaient à l’esprit de trouver des acteurs aussi forts les uns que les autres pour porter à l’écran une confrontation puissante. C’est ainsi que Gilles Lellouche s’est rapidement imposé, ainsi que le très à la mode Tahar Rahim et cette charismatique figure italienne en la personne de Riccardo Scamarcio.

  Gilles Lellouche perçoit son personnage d'agent d'infiltration pour le compte des douanes françaises comme un homme en dualité constante :"Il est complètement perdu, mais il ne prend jamais le temps de la réflexion car il est constamment dans l'action. Du coup, ses cas de conscience sont assez éphémères. Il a un côté schizophrène et jusqu'au-boutiste : quand il est en famille, la raison l'emporte, mais lorsqu'il est sur le terrain, il se laisse griser par l'action et l'appât du gain."

  

Raphaëlle Aguogé, Youssef Hadji, Mélanie Bernier et Philippe Nahon

Synopsis : Afin de mettre sa famille à l'abri du besoin, Marc Duval, un français expatrié à Gibraltar, devient agent d'infiltration pour le compte des douanes françaises. De petits trafics en cargaisons troubles, il gagne progressivement la confiance de Claudio Lanfredi, un puissant importateur de cocaïne associé aux cartels Colombiens. Cette immersion en eau profonde dans l’univers des narcotrafiquants lui fait courir des risques de plus en plus importants. Mais à mesure que Marc gravit les échelons du cartel, il découvre aussi le luxe et l’argent facile... En permanence sur le fil du rasoir, seuls ses mensonges le maintiennent encore en vie. Lorsque les douanes anglaises rentrent dans la partie pour arrêter Lanfredi, le jeu devient encore plus dangereux et sa famille risque d’en payer le prix.

 

 

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 12:56

Nouveau duo pittoresque avec Sandra Bullock et Mélissa McCarthy dans Les Flingueuses, un film dans la tradition des fameux « buddy movies » policiers, dont s'est inspirée la scénariste Katie Dippold pour son histoire. La référence de la jeune femme, qui signe son 1er scénario pour le cinéma, est la comédie Deux Flics à Chicago, porté par Billy Crystal et Gregory Hines (1986). Le fait d'avoir choisi de mettre en scène deux protagonistes féminines marque un renouveau pour ce genre cinématographique très populaire !

Alors que Les Flingueuses n'est pas encore sorti aux Etats-Unis, une suite est déjà prévue, emmenée par le même duo d'actrices.

 Surfant sur la vague créée par Mes Meilleures Amis en 2011, Paul Feig signe ici une nouvelle comédie avec des femmes pour héroïnes. L'occasion également pour le réalisateur de retrouver Melissa McCarthy, qui jouait dans son précédent film l'une des demoiselles d'honneur de Kristen Wiig.

Synopsis : D'un côté il y a l’agent spécial du FBI, Sarah Ashburn, une enquêtrice rigoureuse et méthodique dont la réputation la précède tant pour son excellence que son arrogance démesurée. De l'autre l’agent de police de Boston, Shannon Mullins, reconnue pour son fort tempérament et son vocabulaire fleuri. L’une comme l’autre, n’ont jamais eu de partenaire dans le travail… ni vraiment d’amis. Ainsi, lorsque ces deux représentantes de la loi radicalement opposées sont obligées de faire équipe pour arrêter un baron de la drogue sans pitié, elles se retrouvent à devoir lutter non seulement contre un puissant syndicat du crime, mais aussi et surtout contre l’envie de s’entretuer.

 

Sandra Bullock, toujours aussi belle pour 48 printemps

Les seconds rôles les plus importants du film sont campés par trois visages familiers à Hollywood : Thomas F. Wilson (surtout connu pour son rôle de Biff Tannen, l'ennemi juré de Marty McFly dans la trilogie Retour Vers le Futur), Michael Rapaport (Copland), Marlon Wayans et l'acteur mexicain Demian Bichir.

Pour paraître crédible dans son rôle de flic, Mélissa confie avoir été entraînée par un policier de Boston, et être allée dans un stand de tir : "Il ne s’agissait pas tant d’apprendre à tirer que de savoir comment manier une arme. Je voulais m’assurer d’avoir l’air d’une policière sûre d’elle, qui a l’habitude de porter un pistolet au quotidien depuis plus de quinze ans". Elle ajoute, à propos de Sandra, sa partenaire dans le film : "Sandra avait déjà pas mal d’expérience dans ce domaine, elle a donc tout de suite repris le coup de main". Pour les deux actrices, tenir correctement une arme, c'est une question d'instinct, mais aussi de respect des normes de sécurité : "Pendant le tournage, personne ne touchait à une arme avant d’être sûr que le barillet soit vide - nous comptions les balles pour être absolument certains", explique Bullock.

 Durant le tournage, le réalisateur Paul Feig a laissé sa place à l'improvisation... Dans la limite du raisonnable, comme en témoigne Melissa : "La manière de travailler que nous avons adoptée sur ce film, consiste à improviser très souvent, mais par petites touches. Les règles sont les suivantes : ne jamais se détourner du script pour faire prendre à l’histoire une direction différente, et ne jamais aller dans l’excès. On peut aborder le personnage avec un vrai point de vue, mais si on va trop loin, alors on ne maîtrise plus rien". C'est à partir de ce principe d'improvisation que la simple ligne de dialogue "Quelqu’un a-t-il vu les couilles du commissaire ?", présente dans le scénario, a été transformée par l'actrice en un véritable monologue !

 Spoken Reasons, découvert suite au buzz qu'il a créé sur YouTube et qui incarne dans le film le souffre-douleur de Mullins/Melissa McCarthy, s'est prêté au jeu des cascades malgré son inexpérience. En effet, lors de la scène dans laquelle les deux femmes suspendent Rojas par les pieds au-dessus d'un balcon, l'acteur était réellement pendu dans le vide depuis le troisième étage d'un bâtiment, retenu par un simple câble, évitant ainsi le recours à des images de synthèse ou à un fond vert.

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 20:04

On prend (presque) les mêmes et ont fait une suite surfant sur le succès (mérité) du 1er. RED 2 ou le come-back des retraités de la CIA avec en tête d'affiche Bruce Willis qui malgré la soixantaine avoisinnante accumule les films d'actions les uns après les autres comme un jeune 1er.

  

Lorsque l’agent retraité de la CIA Franck Moses apprend la mort de son ancien collègue Marvin, il se rend à son enterrement avec sa compagne Sarah, sans se douter qu’il va au-devant de gros problèmes… Arrêté et interrogé par le FBI au sujet d’un mystérieux "Projet Nightshade", il ne doit son salut qu’à l’intervention de Marvin qui avait simulé sa mort. Ils se lancent alors dans une course poursuite à travers le monde pour découvrir le secret du "Projet Nightshade".

   

John malkivich reprend le rôle de Marvin, l'agent rustre et loufoque, personnage emblématique du premier volet. Dans Red 2, il devient le conseiller en relations amoureuses de Franck, alors qu'il est loin d'être un expert en la matière. "Frank n’est pas en mesure de gérer une relation amoureuse et Marvin se fait une joie de lui prodiguer ses conseils, alors que lui-même n'y connaît rien", déclare Bruce Willis . "Marvin ne connaît sans doute rien aux relations de couple et son expertise provient uniquement d’un manuel pratique", ajoute Malkovitch. Dans Red 2, Victoria, personnage au nom royal interprété par Helen Mirren, déclare être la reine d'Angleterre. Or, la comédienne a déjà incarné plusieurs reines d'Angleterre au cinéma et à la télévision. En effet, elle a joué le rôle de la reine Charlotte dans La Folie du Roi George, celui de la reine Elisabeth Ière dans la série Elizabeth I,et enfin celui d'Elisabeth II dans The Queen de Stephen Frears.

  

Catherine Zeta-Jones et David Thewlis ont tous deux participé à l'élaboration de leurs personnages respectifs, Katja et La Grenouille, en amont du tournage. La première a envoyé un grand nombre de photos de mode dénichées dans des magazines à Dean Parisot pour mieux définir la personnalité vestimentaire de l'espionne russe. Le second a lui aussi sélectionné plusieurs photos qu'il a transmises au cinéaste, qui a choisi de donner à ce protagoniste l'allure d'un personnage sorti d'un roman de James Joyce. Sir Anthony Hopkins a également envoyé quelques e-mails au réalisateur pour améliorer et étoffer son personnage. Les autres venus, Lee Byung-Hun (inoubliable tête d'affiche de J'ai Rencontré le Diable) et l'acteur britannique David Thewlis vu dernièrement dans The Lady de Luc Besson. Un troisième volet est déjà prévu.

Le grand Anthony Hopkins, qui interprète dans Red 2 le personnage d'Edward Bailey, a puisé dans l'histoire de la Grande-Bretagne pour donner de l'ampleur à son personnage. Il a également parcouru le scénario de long en large, l'a relu à d'innombrables reprises, afin de se l'approprier complètement : "J’étais véritablement obnubilé par le script, que j’ai lu plus de cents fois, et c'est nécessaire car cela m'a permis d'avoir un cadre, dans lequel j'ai pu ensuite improviser. On peut alors se donner à fond et ne plus se préoccuper des répliques que l’on connaît par coeur. C’est là que jouer devient un véritable bonheur", confie l'acteur.

 Le réalisateur bien que n'ayant pas réalisé le premier RED, a tenu à conserver la teneur rétro des dialogues entre Franck et Sarah, respectivement joués par Bruce et Mary-Louise. "Bruce et moi-même nous sommes toujours dit que notre jeu devait évoquer les comédies burlesques des années 30", précise la comédienne. Puisque le jeu des acteurs s'y prêtait, le réalisateur explique qu'il a pris la décision, concernant ces dialogues, "de monter un grand nombre de plans où on les voit tous les deux ensemble plutôt que l’un après l’autre", évitant ainsi le champ-contrechamp, plus conventionnel.

 Mary-Louise et Anthony ont déjà joué ensemble, dans Dragon Rouge, en 2002. Par ailleurs, l'acteur Brian Cox, que l'on retrouve également à l'affiche de Red 2, a lui aussi interprété le rôle du célèbre psychiatre cannibale Hannibal Lecter, dans le film de Michael Mann de 1986, le cultissime Le Sixième Sens (The Manhunter) avec William "Grissom" Petersen.

 Le grand Ernest Borgine, qui jouait Henry dans RED, avait confié être très intéressé pour reprendre son rôle dans ce nouvel opus, avec pour seule exigence de posséder cette fois un pistolet. L'incontournable acteur est cependant décédé quelques semaines seulement avant le tournage.

Le réalisateur bien que n'ayant pas réalisé le premier RED, a tenu à conserver la teneur rétro des dialogues entre Franck et Sarah, respectivement joués par Bruce et Mary-Louise. "Bruce et moi-même nous sommes toujours dit que notre jeu devait évoquer les comédies burlesques des années 30", précise la comédienne. Puisque le jeu des acteurs s'y prêtait, le réalisateur explique qu'il a pris la décision, concernant ces dialogues, "de monter un grand nombre de plans où on les voit tous les deux ensemble plutôt que l’un après l’autre", évitant ainsi le champ-contrechamp, plus conventionnel.

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