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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 23:31
Un nouveau polar Made in France arrive ce mercredi sur nos écran " A L'Aveugle ". Un face à face entre un flic campé par Jacques Gamblin, meurtrie par la mort de sa femme et un aveugle incarné par Lambert Wilson, qui assurément vu son handicap, ne peut être l'auteur de l'assassinat sanglant d'une jeune femme. Semblables duels ont déjà donné au cinéma US de bien belles heures : on pense à Reservoir Dogs, de Quentin Tarantino, ou encore Heat, de Michael Mann, devenus des emblèmes. Un film de genre, en somme.

ce film s'inscrit dans cette lignée des sombres thrillers à la française centrés sur des meurtres en série, n'ayant (presque) rien à envier aux films américains, maîtres du genre. Parmi eux, citons Six-Pack (1999) avec Richards Anconina, Scènes de crimes (2000) avec andré Dussollier et Charles Berling, Les Rivières Pourpres (2000) avec le duo Jean Reno et Vincent Cassel suivit en 2004 des Rivières Pourpres 2 : Les Anges de l'Apocalypse avec Benoît Magimel , Le Couperet de Costa-Gavras (2004) avec José Garcia ou encore Dernière Séance (2011) de Laurent Achart. 3ème film et 3ème thriller pour le cinéaste Xavier Palud, qui avait auparavant réalisé Ils (2006) et The Eye (2008).

Synopsis : Le cadavre mutilé d’une jeune femme est retrouvé à son domicile. Pas d’effraction, pas de témoin : le crime est parfait. L’enquête est confiée au commandant Lassalle, un flic expérimenté et solitaire, détruit par la mort de sa femme. Alors que d’autres meurtres tout aussi sanglants sont perpétrés, Lassalle est intrigué par la personnalité d’un aveugle, Narvik. Mais l’alibi du suspect est plausible et son infirmité le met hors de cause. Un étrange duel, telle une partie d’échecs, s’engage alors entre les deux hommes.

La jolie Raphaelle Agogue, qui a démarré au cinéma en 2007 dans "Modern Love !". Les Césars l'avaient reperée en 2011 pour "La Rafle" en mère courage et touchante aux côtés de Jean Reno et Gad Elmaleh. Elle apporte dans ce film féminité et combativité à son duo avec Jacques Gamblin. L'action se situe à Paris, de nos jours. Une jeune femme est donc assassinée dans son appartement et méthodiquement découpée en morceaux. C'est le premier maillon d'une chaîne de meurtres parfaits que le commandant Lassalle, dangereusement fragilisé par la mort de sa femme, doit tenter de résoudre.

 

Le polar parisien de Xavier Palud se construit autour d'un pari difficile : donner très vite l'identité du tueur, afin que l'enquête ne porte plus sur le nom mais sur l'être même, tel que l'identifient ses motifs. Cherchant d'abord avec le spectateur une cible mouvante et sans nom, la caméra fait presque immédiatement le point sur un visage, et lui donne un miroir : le commandant Lassalle, que l'on découvre et qui se découvre en frère ennemi du meurtrier aveugle, Narvik (Lambert Wilson). Les deux hommes se cherchent et se chassent, ne sachant pas s'ils veulent neutraliser, comprendre, ou laisser fuir.

A cet égard, le tandem Wilson/Gamblin reste plutôt convaincant. Gamblin/Lassalle, ne sachant plus s'il lutte pour la justice des hommes ou contre son désespoir, garde même dans la colère cette retenue intéressante de celui qui en a beaucoup vu. Ce rôle fait d'ailleurs penser à celui que Daniel Auteuil tenait pour l'excellent MR73 d'Olivier MarchalWilson/Narvik, solidement appuyé sur un beau travail de gestuelle et d'attitude, construit un personnage d'homme tranquille dans sa dévoration intérieure, et fait presque oublier que le criminel infirme tient plus souvent du cliché que des règles du genre.

C'est donc l'histoire sombre d'un meurtrier en série qui défait les certitudes d'un flic qui n'a lui plus rien à perdre et l'entraîne dans sa chute.

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 22:50

Pari réussit pour le film La Vérité si je mens 3 ! Le film toujours à l'affiche, se rapproche du record d'entrées du premier opus (4 890 007 entrées) de cette saga, soit plus de 4 200 000 spectacteurs. Le second, quant à lui avait atteint les 7 469 664 entrées. Alors aller, encore 3 000...llions ! Et on fait affaire.

Un film réalisé par Thomas GilouAvec Richard Anconina, José Garcia, Vincent Elbaz, Gilbert Melki, Aure Atika, Bruno Solo, Amira Casar, Elisa Tovati, Anna Sherbinina, Léa Drucker, Enrico Macias et Cyril Hanouna.

Les Actrices de La Vérité !

Elisa, Laure, Amira, Léa et ci-dessous Anna

L'idée d'un troisième opus est venue en tête des deux scénaristes de la saga, Gérard Bitton et Michel Munz, presque immédiatement après le succès colossal du second volet. Toutefois, l'écriture de leur scénario fut repoussée à plusieurs reprises : "Pendant les années qui ont suivi la sortie du 2, l’idée de tous se retrouver pour faire le 3 est régulièrement revenue. La première difficulté était de faire coïncider les agendas de tous les comédiens, confie Gérard Bitton, son acolyte Michel Munz poursuivant : "Lorsqu’un créneau s’est profilé, nous avons écrit en l’espace d’un an. Nous avons travaillé en étroite collaboration avec la production, avec qui nous avions des rendez-vous réguliers. Une fois d’accord sur l’histoire principale pour laquelle nous avons très vite trouvé les twists principaux."

Vous avez raté les deux premiers films de la trilogie, pas de panique ! Selon le comédien Gilbert Melki, ce troisième volet ne s'inscrit pas dans la continuité des deux premiers : "C’est peut-être un 3, mais ce n’est pas une suite. Il pourrait très bien s’agir d’un premier. C’est un troisième opus avec la même bande dans une autre histoire. Ce film-là est aussi plus surprenant, plus construit. Tous les personnages ont un parcours personnel dans une histoire plus grande", explique-t-il.

  Le premier opus se déroulait exclusivement dans le quartier parisien du Sentier tandis que le second voyait celui-ci mis à mal par la grande distribution. Dans ce dernier volet, l’arrivée des Chinois a fait reculer le Sentier jusqu’à Aubervilliers, situé en Seine-Saint-Denis. Ainsi, cette trilogie permet à elle seule de retracer l'évolution économique de ce quartier selon le scénariste Michel Munz : "D’une certaine manière, ces rendez-vous nous ont permis de parler de l’évolution du Sentier. [...] Le temps et l’évolution de l’époque nous auront aidés à ne pas nous répéter !"

premiere.jpg Nos chaleureux amis ont migré du Sentier moribond à la banlieue florissante d’Aubervilliers… Là où les vieux entrepreneurs juifs ont laissé le terrain à de jeunes grossistes chinois courageux et dynamiques. La petite bande est toujours aussi soudée, solidaire que lors des épisodes précédents, et la vie suit son cours, au gré des petits évènements familiaux et des affaires.Dov semble toujours frivole, Eddie entreprenant, Yvan transi, Karine désinvolte, Sandra résolue, Chochana naïve, Serge irresponsable et mythomane. Quant à Patrick, il est amoureux et l’heureuse élue est loin d’être facile d’accès.Tout irait pour le mieux jusqu’à ce qu’un vent mauvais apporte son lot d’adversité compromettant sérieusement la cohésion du groupe.Succomberont-ils sous l’orage à la zizanie, ou bien, une fois de plus, à force d’entraide, de ruses et d’habileté, triompheront-ils de la crise avec panache ?

 La baffe qu'Enrico Macias donne à José Garcia dans La Vérité si je mens 3 n'était absolument pas prévue dans le script. Surpris, déboussolé, le comédien a continué de tourner la scène comme si de rien n'était : "Il m’a démanché la tête et il a fallu que j’enchaîne sans partir en fou rire !" se remémore José Garcia.

 Cyril Hanouna fait ici ses premiers pas sur grand écran. L'animateur de la TNT a rejoint le casting du film en août 2010.

Le personnage de Dov, interprété par Vincent Elbaz dans le premier volet, prenait alors les traits de Gad Elmaleh dans le second ; pour ce troisième opus, Elbaz retrouve donc le rôle qui l'a révélé au grand public. 

Les scènes se déroulant dans l'usine chinoise ont été filmées au beau milieu d'un millier de véritables travailleurs se retrouvant par la même occasion figurants du film ! Richard Anconina se souvient : "Nous étions juste à côté d’eux, avec les caméras, les perches, et ils ne levaient même pas le nez. C’est un autre monde, où des gens en vélo, portant des baluchons de foin ou de linge, passent au pied des gratte-ciel les plus spectaculaires du monde."

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 21:07
Le duo Jean Dujardin et Gilles Lellouche que l'on a pu voir ensemble dernièrement dans le film de Guillaume Canet "Les Petits Mouchoirs" lance "Les infidèles", une comédie de moeurs sur l’infidélité masculine et ses nombreuses variations, vues par 7 réalisateurs.
affiche4

Et si Les Infidèles, film à sketches coréalisé par Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Fred Cavayé, Eric Lartigau, Michel Hazanavicius et Alexandre Courtès n'était pas qu'un film de mecs? Alexandra Lamy est l'héroïne du segment le plus réussi qu'a signé Emmanuelle Bercot (Backstage), seule réalisatrice de la fine équipe. Une série d'histoires grinçantes dans la lignée des grandes comédies italiennes.

 "Les gens qui s'attendent à voir une grosse gaudriole machiste vont avoir un choc !" s'amuse Emmanuelle Bercot. "Je sens que ça va pas mal papoter entre couples à la sortie de la salle." Un VRP dragueur minable, un quadra épris d'une Lolita, et surtout un mari et une femme qui règlent leurs comptes le temps d'une nuit de confidences font rire jaune.

 Les Infidèles : photo Alexandre Courtès, Emmanuelle Bercot, Eric Lartigau, Fred Cavayé, Gilles Lellouche

Réalisé par : Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Emmanuelle Bercot, Fred Cavayé, Michel Hazanavicius, Eric Lartigau, Alexandre Courtès. Avec : Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Alexandra Lamy, Géraldine Nakache, Guillaume Canet, Sandrine Kiberlain, Manu Payet, Isabelle Nanty, Clara Ponsot et Mathilda May

 Les Infidèles : photo Alexandre Courtès, Emmanuelle Bercot, Eric Lartigau, Fred Cavayé, Gilles Lellouche

Après s'être improvisé héros d'un film d'action avec le nerveux et lucratif A bout portant (2010) de Fred Cavayé, le comédien passe à la fois devant et derrière la caméra, aux côtés de son compère nouvellement oscarisé Jean Dujardin ainsi que cinq autres cinéastes (dont Fred Cavayé), en s'attardant sur l'infidélité masculine et ses nombreuses variations pour une comédie sobrement intitulée Les Infidèles. Fort de sa condition de comédien en très vogue surtout depuis "The Artist", Jean Dujardin ne s'arrête pas là. Avec son ami de toujours, Gilles Lellouche, il s'attelle donc à la réalisation : pour les besoins de ce film à sketches, le duo signe "Las Vegas", l'un des courts-métrages qui composent cette comédie.

«Je savais que jouer un couple en crise avec Jean, mon mari à la ville, allait provoquer des questions sur notre vie privée, mais il ne faut pas oublier que nous sommes tous deux comédiens», précise Alexandra Lamy. Eblouissante, la comédienne apparaît dans toute sa fragilité face à son compagnon, qui confirme ses qualités d'immense comédien en incarnant une galerie de personnages calamiteux au fil des scènettes. «Jean me bluffe toujours, avoue sa partenaire, mais cette fois, je l'ai surpris aussi. Il m'a confié qu'Emmanuelle était parvenue à me faire trouver des expressions qu'il ne m'avait jamais vues!» L'humour franc est aussi à l'honneur dans Les Infidèles, notamment dans les rapports fusionnels de deux dragueurs incorrigibles campés par Lellouche et Dujardin, ou dans une séance de thérapie de groupe menée par une tordante Sandrine Kiberlain. «Les femmes devraient trouver leur compte dans ce film où les hommes en prennent pour leur matricule, tant ils pensent peu avec leur cerveau», souligne Alexandra. Cette charge féroce est une excellente surprise.

Les-infideles.jpg Interview de Jean Dujardin avant la cérémonie des Oscars : "Les infidèles ont été imaginés bien avant The artist. Il n’y a absolument aucun lien entre ces deux films, je n’ai pas décidé de faire l’un en réaction avec l’autre. Il ne s’agit donc pas de casser une image que l’on m’aurait collée ou de prendre un risque quelconque car j’aime le métier de comédien pour toute sa diversité de jeux. Concernant cette pression dont tout le monde parle, c’est vraiment un phénomène journalistique, car c’est vous qui mettez la barre si haut pour moi. The artist va plus vite que nous. Les Oscars, c’est proche et c’est loin. Je ne veux pas y penser. Personnellement je suis et je resterai un acteur français.Si j’ai l’Oscar du meilleur acteur tant mieux, mais de toute façon je ne perdrai rien !"   Gilles Lellouche à propos de la campagne d'affichage du film et de sa polémique : " Les affiches sont de mauvais goût, c’est vrai, c’est nous qui les avons imaginées ! C’est avant tout pour donner le ton de cette comédie, c’était vraiment sans arrière-pensée polémique.C’est justement ce machisme que nous dénonçons avec les personnages grotesques que nous interprétons et ce n’est absolument pas ce que nous sommes ! D’ailleurs ce qui fait rire dans la comédie, ce sont bien les mauvais sentiments et non les bons."

Quoi qu'on en pense, ce film est tout simplement un vrai film de potes. C'est un enchaînement de sketchs plus ou moins réussis, mais jamais mauvais, tournant autour d'un même thème : l’infidélité masculine en grande partie, mais aussi féminine. Même si la comédie semble être un fil rouge du film,le sujet n’est pas traité avec légèreté.

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 20:33

La question ou plutôt le thème de la relation purement  sexuelle voire de l'infidèlité impromptue sont depuis quelques temps des points qui sont régulièrement abordés au ciné US. Mais à la différence de Sexe Intentions, Last Night, Sexe entre amis, Love Actuality, Love et autres drogues ou encore Sex friends, Shame le nouveau film de Steve McQueen (II) avec la nouvelle coqueluche d'Hollywood, Michael Fassbender (X-Men First Class) aux côtés de Carey Mulligan (Wall Street : L'Argent ne Dort Jamais) aborde cruement et avec franchise un sujet moins "désinvolte" : l'addiction.

Shame : affiche

Le film aborde donc de manière très frontale la question d'une addiction sexuelle, celle de Brandon, trentenaire new-yorkais, vivant seul et travaillant beaucoup. Quand sa sœur Sissy arrive sans prévenir à New York et s'installe dans son appartement, Brandon aura de plus en plus de mal à dissimuler sa vraie vie... New-York. C'est la ville dans laquelle se déroule l'action du film. Pourquoi ? Explications du réalisateur, Steve McQueen (II) :"New York est la ville du présent, frénétique, excitante, qui bouillonne 24 heures sur 24. La ville qui ne dort jamais. L’environnement idéal pour le personnage de Brandon (Michael Fassbender). C’est la ville où tout est accessible, où tout est excessif."

 Shame a bien failli ne jamais voir le jour ! Juste après le tournage de son premier film, Hunger (2008), Steve McQueen (II), alors submergé par l'émotion et le stress survenus lors de la réalisation de son long-métrage, a remis en cause sa carrière cinématographique, persuadé de ne pas tenir le coup une seconde fois. C'était sans compter sur l'insistance d'Abi Morgan, scénariste de Rendez-vous à Brick Lane (2007) et de La Dame de fer (2012), qui l'a convaincu de se pencher sur ce phénomène tabou : l'addiction au sexe.

Choke     The Slut Californication

Avant Shame, d'autres films et séries se sont intéressés à l'addiction sexuelle. On peut notamment citer : Choke de Clark Gregg (2008), The Slut de Hagar Ben Asher (2011), ainsi que la série Californication (créée en 2007), portée par David Duchovny. Ce dernier à d'ailleurs récemment connu un centre de désindoxication pour ce problème d'addiction. Adepte aussi pendant plusieurs années, l'acteur d'Hollywood le plus reconnu pour ce type de "symptome" est le grand Michael Douglas himself.

 James Badge Dale Le soldat Robert Leckie est le personnage principal de la mini-série à gros budget L’Enfer du Pacifique (Pacific) produite par Tom Hanks et Steven Spielberg (Band of Brothers) en 2010, James Badge Dale, acteur récurrent pour la télévision, tient ici (enfin !) son premier grand rôle au cinéma, après une courte apparition dans Les Infiltrés de Martin Scorsese en 2006.

Michael Fassbender va finir l'année 2011 sous la couette ! Après ses ébats sauvages dans Shame, il se glisse dans les draps de Keira Knightley pour A Dangerous Method de David Cronenberg, dans lequel il campe le rôle de son amant. Pour sa première mondiale, Shame fut projeté, en compétition officielle, lors de la 68ème édition du festival du film de Venise. Michael Fassbender y remporta le prix du meilleur acteur pour sa prestation.

 

Un film sur "l'ultra moderne solitude", sombre, cru et déstabilisant.

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 22:33

Surfant sur la vague des supers-héros qui est on ne peut plus présente sur les écrans actuellement, Chronicle se présente comme un Blockbuster de bonne facture. S'adressant principalement aux ados, ce film pourrait avoir aussi comme spectateurs des gens qui comme moi ont connu dans leur enfance l'apogée des Comics comme Strange, Spécial Strange, Spidey, Titans, Nova de Marvel ou encore Crisis, Les Jeunes T, Detective Comics, Action Comics, La JSA, La Ligue de Justice pour DC Comics dans les années 80.

3 lycéens se découvrent des supers pouvoirs tels que la télékinésie et la possibilité de voler après avoir été en contact avec une substance mystérieuse découverte dans un cratère. Ce qui était au départ un amusement va devenir une question de vie ou de mort dès l'instant où ils vont flirter avec la limite de leurs pouvoirs, ainsi leurs cotés obscurs vont faire surface.

 Synopsis: Après avoir été en contact avec une mystérieuse substance, trois lycéens se découvrent des super-pouvoirs. La chronique de leur vie qu’ils tenaient sur les réseaux sociaux n’a désormais plus rien d’ordinaire…D’abord tentés d’utiliser leurs nouveaux pouvoirs pour jouer des tours à leurs proches, ils vont vite prendre la mesure de ce qui leur est possible. Leurs fabuleuses aptitudes les entraînent chaque jour un peu plus au-delà de tout ce qu’ils auraient pu imaginer. Leur sentiment de puissance et d’immortalité va rapidement les pousser à s’interroger sur les limites qu’ils doivent s’imposer… ou pas !

Alex Russell    Michael Kelly

Chroniclele docu-fiction de science-fiction réalisé par Josh Trank avec au casting Dane DeHaan, Michael B. Jordan, Alex Russell,Ashley Hinslaw et Michael Kelly.

De jeunes adolescents acquièrent des super-pouvoirs à la suite d'un phénomène inexpliqué, telle est la ligne principale de l'histoire de Chronicle. D'autres productions se sont penchées sur ce sujet qui semble passionner les foules, notamment la série Heroes (2007) ou encore Misfits (2008) ainsi que le film Push (2009) avec Chris Evans adepte des rôle de supers-héros. Dans les années 80' c'était la série Superminds (avec Courteney Cox )qui regroupait de jeunes ados aux pouvoirs extraordinaires.

Chronicle étant composé d'un "found footage","métrage trouvé" filmé par le personnage d'Andrew (Dane DeHaan), il était essentiel que les techniciens se mettent dans la peau d'un amateur lors du tournage. Ils ont ainsi dû désapprendre ce qu'ils savaient en tant que professionnels. Ainsi, Matthew Jensen, le directeur de la photographie, a par exemple travaillé par-dessus l'épaule de l'acteur qui "réalise" le film pour obtenir des images en POV "Point of View".

 Chronicle-Affiche-Fuck.jpg Parmi les super-pouvoirs que se découvrent les héros de Chronicle, l'un des plus impressionnants est la capacité de voler. Le superviseur des effets visuels Simon Hansen a créé spécialement un dispositif circulaire qui reproduit la liberté du saut en parachute en chute libre, une machine qui permet aux acteurs d'effectuer vrilles et autres mouvements comme s'ils volaient réellement. Josh Trank, le réalisateur du film, confirme : "Simon a mis au point des techniques et des supports qui ont permis de créer des scènes de vol comme personne n’en a jamais vu au cinéma. Ce sont vraiment les vols les plus réalistes qu’il m’ait été donné de voir !"  

La production de Chronicle a fait le choix d'utiliser un maximum d'effets spéciaux en direct sur le tournage, plutôt que d'utiliser la technologie numérique. Parmi ces effets que l'on pourrait pourtant croire conçus par ordinateur, citons la projection par gaz comprimé de deux véhicules d'une demi-tonne 9 mètres dans les airs, et l'implosion de l'intérieur d'une voiture grâce à des pompes hydrauliques de 9 tonnes (un plan que l'on retrouve dans la bande annonce).

 Josh Trank

Max Landis, le scénariste de Chronicle, a également écrit et réalisé un court-métrage, The Death and Return of Superman. Comme son nom l'indique, cette production revient sur l'évènement éditorial super-héroïque de l'année 1992, la mort dans les Comics (et le retour), du Dernier Fils de Krypton. Le surprenant Chronicle, a donc été écrit en duo avec Max Landis, fils de l’immense John Landis. À 27 ans, Josh Trank  jeune réalisateur qui s’est fait les dents sur la série The Kill Point avec John Leguizamo et Donnie Wahlberg réalise une sorte de docu-geek, peut-être un peu trop calibré pour créer l’évènement mais qui possède suffisamment de bonnes idées pour imposer sa place parmi les meilleurs essais du genre depuis son retour, à savoir Projet Blair Witch, Paranormal Activity, [•REC] et Cloverfield. Manifestement très satisfait du travail du réalisateur sur Chronicle, la Fox lui a proposé une autre production super-héroïque : le reboot très attendu des célèbres Quatre Fantastiques !

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 00:10

Comment ne pas parler, comme tout cinéphile qui se doit, du film "The Artist". Après le Festival de Cannes, les Golden Globes, les Césars et ce week-end les Oscars avec entre autre, s'il vous plait : Meilleur film, meilleur réalisateur pour  Michel Hazanavicius et meilleur acteur pour jean Dujardin. Bref "The Artist" a mis Hollywood à ses pieds.

Produit par Thomas Langmann, The Artist est entre autres un hommage aux films muets des années 1920 et reprenant la structure de scénario des différentes versions d'Une étoile est née. Le film est aussi un hommage à Charlie Chaplin et à ses films Les Lumières de la ville et Les Temps modernes, derniers films muets sortis en plein essor du parlant. Sélectionné au Festival de Cannes 2011, The Artist vaut à Jean Dujardin le Prix d'interprétation masculine. Grâce à l'accueil cannois, le film est acheté par des distributeurs du monde entier, dont la Weinstein Company aux États-Unis. Il embrasse alors une brillante carrière internationale et gagne plus de 75 récompenses. Il remporte notamment trois Golden Globes, sept BAFTAs, six Césars, un Goya et cinq Oscars. The Artist est le premier film non anglo-saxon à remporter l'Oscar du meilleur film alors que Jean Dujardin est le premier Français à recevoir l'Oscar du meilleur acteur.

The-Scratist-150x125 Pourquoi un tel triomphe ? Pour moi, ce film rend justement un superbe hommage au cinéma muet. Les américains raffolent des flâteries et ce film rend indirectement un énorme hommage à Hollywood qui est "vitrine" aux yeux du monde de la grandeur des Etats-Unis. La "French Touch" est depuis plusieurs années de plus en plus utlisée par les réalisateurs américains et les acteurs français ont la côte aux States. Pour preuve et pas si loin : Gérard Depardieu, Anne Parillaud, Judith Godrèche (L'Homme au Masque de Fer), Jean Reno (Godzilla, Rollerball, Ronin, Da Vinci Code), Isabelle Adjani (Possession, Diabolique),Sophie Marceau (Braveheart, Le Monde ne Suffit pas), Guillaume Canet et Virginie Ledoyen (La Plage), Julie delpy (Killing Zoë, Broken Flowers), Eva Green (Kingdom of Heaven, Casino Royale) Audrey Tautou et Jean-pierre Marielle (Da Vinci Code), Saïd Taghmaoui (Les Rois du Desert, Hidalgo, G.I Joe), Emmanuelle Béart (Mission Impossible), Mathieu Kassovitz (Munich, Gothika), Vincent cassel (Ocean's twelve, Dérapage, Black Swan) et des actrices comme Juliette Binoche (Le Patient Anglais, Le Chocolat) et Marion Cotillard (Inception, Contagion) ont été récompensé à ses même Oscars. Steven Spielberg dit de notre Gégé Depardiou national (Bogus, 1492 Christophe Colomb, Green Card) qu'il est pour lui le plus grand acteur du monde ! Récemment Martin Scorcese qui à réalisé un joli conte avec Hugo Cabret affiche son amour pour le cinéma en s'adressant au plus grand magicien (Cocorico !) du cinéma muet Georges Mélies. Rendant du coup hommage aux frères Lumières. Mais pour ce qui est du film de Michel Hazanavicius; avec son physique et son charisme à la Douglas Fairbanks Jr. (énorme star d'ailleurs de la "grande époque" du cinéma muet), Jean Dujardin et la femme du réalisateur Bérénice Bejo ont tout simplement réussit à charmer les jurés.

La 84e cérémonie des Oscars aurait des airs de consécration pour The Artist et son équipe. Vendredi, sur la radio publique NPR, le critique de cinéma du New York Post, Kyle Smith, donnait même le palmarès avant l’heure, faisant déjà de Jean Dujardin, Michel Hazanavicius et Thomas Langmann, les héros de la soirée. Avant d’ajouter, l’air de rien, que le film était «par ailleurs» soutenu par Harvey Weinstein… Car le succès de The Artist à Los Angeles, c’est aussi celui du producteur peut-être le plus puissant d’Hollywood. Dès le printemps, avant même la projection du long métrage à Cannes, l’homme aux 270 nominations aux Oscars avait ainsi voulu visionner The Artist alors qu’il était toujours au montage. Apparemment enthousiaste, il a ensuite décidé de le distribuer aux Etats-Unis et d’en faire son champion pour la cérémonie.

SYNOPSIS :

Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L'arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l'oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l'histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l'orgueil et l'argent peuvent être autant d'obstacles à leur histoire d'amour.

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 01:25

Rhonda Fleming (née Marilyn Louis) est une actrice américaine née le 10 août 1923 à Hollywood, Los Angeles, Californie. Elle est d'origine irlandaise, anglaise et française. Elle est remarquée par un agent dénicheur de stars sur la côte californienne, où elle passe son enfance, puis elle est présentée à David O. Selznick. C'est à lui qu'elle doit son pseudonyme de Fleming. Elle démarre en 1945 dans le film La Maison du docteur Edwardes d'Alfred Hitchcock, où elle est nommée aux Oscars.

Rhonda Fleming a commencé à travailler comme une actrice de film alors qu'il assistait à Beverly Hills High School, à partir de laquelle elle a été diplômée en 1941. Après être apparu dans quelques films sans grande importance pendant plusieurs années, elle a obtenu son premier rôle important dans le thriller Spellbound (1945), produit par David O. Selznick et réalisé par le maître du suspens, monsieur Alfred Hitchcock . Elle a poursuivit avec des rôles dans un autre thriller, The Spiral Staircase (1946), réalisé par Robert Siodmak , puis a eut pour partenaire Randolph Scott dans le western Abilene Town (1946), et le grand classique du film noir  Out of the Past (1947) avec Robert Mitchum . Son premier rôle principal est venu dans Adventure Island (1947), un film d'action à petit budget réalisés dans les deux couleurs Cinecolor avec en co-vedette Rory Calhoun.

L'actrice a ensuite co-vedette avec Bing Crosby dans son premier film en Technicolor, Un Yankee à la cour du roi Arthur (1949), une comédie musicale librement inspirée de l'histoire du célèbre écrivain américain et "père" de Tom Sawyer :  Mark Twain. Rhonda Fleming explore ensuite sa capacité dans le chant, en duo avec Bing Crosby sur "une fois pour toutes» puis en solo avec "Quand est parfois." Elle et Bing Crosby ont enregistré ces chansons pour un 78 tours Decca, marque d'album de bande sonore de l'époque. Elle a également chanté sur NBC pour la  "Comedy Hour Colgate". Au cours de cette célèbre émission de TV américaine en direct, il y avait un invité de marque, la grande star  Errol Flynn.

Madeleine Carroll née le 26 février 1906 à West Bromwich en Angleterre - 2 octobre 1987 à Marbella en Espagne était une actrice anglaise très populaire dans les années 1930 et 1940. Née Edith Madeleine Carroll, elle se lance dans le théâtre avant de se faire remarquer au cinéma dans I Was a Spy de Victor Saville, en 1933.

 Avec son allure aristocratique blonde et sophistiqué elle est remarquée par le public britanniques en The Guns of Loos en 1928. . Sa célébrité en Angleterre viendra de ses films populaires aux débuts des années 30 comme  les jeunes Woodley , de l'Atlantique , The School for Scandal et bien sur I Was a Spy . Brusquement, elle annonce son intention de prendre sa retraite. Madeleine attire l'attention du maître du suspens Alfred Hitchcock et, en 1935 il l'a convinct de jouer dans Les 39 Marches, un film basé sur le roman d'espionnage par John Buchan . Citée dans le New York Times qui l'a décrit comme une actrice "charmante et habile",elle devient rapidement très demandée grâce en partie à Hitchcock, qui a admis qu'il a travaillé très dur avec elle pour faire ressortir ses qualités de femme belle et sexy.

  Hitchcock récidive avec elle l'année suivante dans Secret Agent , un thriller d'espionnage basé sur un travail par W. Somerset Maugham . Prête pour la célébrité internationale, Madeleine Carroll fut la 1ère beauté britannique à se voir offrir un contrat avec une maison de production américaine majeure, et signe un contrat avec Paramount Pictures. Elle joue face Gary Cooper dans le film d'aventure la mort du général à l'aube puis enchaine en 1937 dans un film qui a eut un gros succès au box-office The Prisoner of Zenda avec Ronald Colman . Mais 5 des 6 comédies qu'elle interprète sous la direction d'Edward H. Griffith feront pâlir son étoile. Elle a s'essaie dans une grande comédie musicale On the Avenue (1937) face Dick Powell qui eut un franc succès, mais ses autres films, y compris une nuit à Lisbonne (1941), et blonde de mes rêves (1942) avec Bob Hope , étaient beaucoup moins prestigieux. Son dernier film d'importance The Fan d'Otto Preminger en 1949 et sera aussi son dernier film. Il est adapté d'un roman d'Oscar Wilde, L'Eventail de Lady Windermere.
Gloria Swanson, de son nom de naissance Gloria Josephine Mae Svensson, née le 27 mars 1899 à Chicago et morte le 4 avril 1983, est une actrice américaine. Superstar du cinéma muet, sa carrière déclina à l'arrivée du parlant, mais elle renoua avec le succès dans Boulevard du crépuscule (1950) qui met en scène une star déchue du cinéma muet.
Au début de sa carrière Gloria Swanson joue dans des rôles de cœur de midinette assistée, rôle très à la mode à l'époque. Elle joue son premier rôle important dans Après la pluie, le beau temps (1919) de Cecil B. DeMille. Elle interprétera 6 rôles dans 6 films dirigés par DeMille, et qui seront 6 triomphes. En 1925, elle tourne en France dans Madame sans-gêne, un film réalisé par Léonce Perret, ami de son 3ème mari, le marquis Henry de La Falaise. Elle travaille sur plusieurs projets avec Joseph Patrick Kennedy, en faisant ses débuts de productrice. Certains journaux à scandale évoquent quelques aventures entre Gloria et Joe Kennedy, aventures niées par les intéressés. Sa 1ère expérience en tant que productrice n'est pas très heureuse. Pour son 1er film produit, le projet est vite abandonné pour dépassement de budget.
 gloria-swanson.jpg  Elle met toute son énergie et sa fortune dans la production d'un second film, Faiblesse humaine (1928) en s’attribuant le 1er rôle. Le film devient un succès commercial et critique incontestable, ce qui la catalogue comme femme volontaire et audacieuse. Elle y joue le rôle d’une prostituée violée par un religieux fanatique, ce qui lui vaut sa 1ère nomination en tant que meilleure actrice. L'année suivante, elle reçoit sa deuxième nomination pour son rôle dans le film The Trespasser.Sa compagnie de production réalise un film audacieux, Queen Kelly, réalisé par Erich von Stroheim. Ce film est un désastre financier, le tout additionné de scènes érotiques considérées comme trop libertines pour l’époque. Le film n’a que peu de succès en Europe et il est retiré de l'affiche aux États-Unis, ce qui marque la fin de carrière d’Erich Von Stroheim. Les journalistes condamnent trop tôt la carrière cinématographique de Gloria Swanson, en l’invitant à travers certains articles fallacieux à se retirer en 1934. Après quelques tentatives de retour, elle réussit à s’imposer dans le film Boulevard du crépuscule de Billy Wilder, où elle interprète un rôle très proche de sa vie.
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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 01:18

Joan Bennett née le 27 février 1910 à Palisades (New Jersey) et décédée le 7 décembre 1990 à Scarsdale (New York) d’une crise cardiaque, était une actrice et productrice américaine. Elle est la fille des acteurs Richard Bennett et Adrienne Morrison, et la sœur cadette des actrices Barbara et Constance Bennett. En plus d'être une grande actrice de cinéma américain, elle est devenue très populaire à la TV en interprétant le rôle principal d'Elizabeth Stoddard dans Dark Shadow.

Sa 1ère apparition est dans un film muet comme un enfant avec ses parents et ses soeurs dans le drame de son père La Vallée de la décision (1916). Débuts sur scène de Joan à l'âge de 18 ans, avec son père dans Jarnegan (1928), qui s'est déroulée à Broadway pour 136 représentations et a reçu de bonnes critiques. A 19 ans, elle était devenue une star de cinéma grâce à des rôles tels dans le thriller Bulldog Drummond avec en vedette Ronald Colman, qui était son 1er rôle important, et opposée 0 George Arliss dans Disraeli (1929) . Sa notoriété montera de film en film dans les années 1930. Joan apparu en blonde (couleur naturel de ses cheveux ) pendant plusieurs années. Elle joua dans le film musicale de la United Artists Puttin 'on the Ritz (1930) face Harry Richman et John Barrymore dans une version précoce de Moby Dick (1930) chez Warner Brothers Studios .

Sous contrat avec Fox, elle sera en haut de l'affiche, avec Spencer Tracy dans Elle voulait un millionnaire (1932) puis enchaina, avec le rôle d'une serveuse, dans Me and My Gal (1932). Elle quitte la Fox et se retrouve  en concurrence avec Katharine Hepburn dans Little Women (1933), de George Cukor pour RKO. Ce film lui permet de signer un contrat avec le producteur indépendant Walter Wanger et a commencé à gérer sa carrière. Elle joue le rôle d'une jeune femme de psychiatre qui glisse dans la folie, dans des mondes privés (1935) avec Claudette Colbert , Charles Boyer , et Joel McCrea . Wanger et le directeur Tay Garnett persuade Joan de changer sa coiffure et passe de blonde en brune pour son rôle dans le pittoresque Trade Winds (1938) avec Fredric Mars . Avec son changement d'apparence, elle commence une carrière entièrement nouvelle et ses personnages évolus dans le glamour et la femme fatale. Elle joue le rôle d'une princessse pour L'Homme au masque de fer (1939) face Louis Hayward , et de Grande-Duchesse dans Le Fils de Monte-Cristo (1940). Puis vint la recherche de l'actrice qui jouera Scarlett O'Hara dans Autant en emporte le vent. Joan passe l'audition pour le rôle. Le producteur David O. Selznick l'a retenue parmis 4 actrices : Jean Arthur , Vivien Leigh et Paulette Goddard . Selznick a finalement tranché, c'est  Vivien Leigh qui aura le rôle tant convoité. Brune avec ses yeux sensuels et sa voix rauque, Joan adopte un nouveau look, plus saisissante. Elle gagne des éloges pour ses performances dans la maison à travers la baie (1940), également avec George Raft , et  lutte contre le  nazisme dans The Man I Married , un film avec Francis Lederer. Elle apparait ensuite dans 4 thrillers dirigé par Fritz Lang , et monte avec Wanger, sa propre maison de production. Elle est une prostituée dans Man Hunt (1941) , mannequin dans La Femme dans la fenêtre (1944) avec Edward G. Robinson et  joue dans La Rue rouge (1945). Puis L'Affaire Macomber face Gregory Peck et La Femme sur la plage  de Jean Renoir en 1947 avec Robert Ryan et Charles Bickford , et Le Moment Reckless (1949) face James Mason. Elle change de nouveau son personnage à l'écran pour une femme élégante, pleine d'esprit et d'éducation dans 2 comédies dirigées par Vincente Minnelli .

Martine Carol, de son vrai nom Marie-Louise Jeanne Nicolle Mourer, actrice française, née le 16 mai 1920 à Saint-Mandé, Val-de-Marne, décédée le 6 février 1967 à Monte-Carlo, Monaco, inhumée au Cimetière du Grand Jas (Cannes). Sa rencontre avec les comédiens Micheline Presle, star montante du cinéma français, et André Luguet, ex-jeune 1er du cinéma français et américain, sera le premier appel du destin.

Elle débute au théâtre Phèdre sous le nom de Maryse Arley en 1940. Pendant l’Occupation, comme beaucoup d’acteurs français, elle tourne des films financés par la firme allemande Continental, dirigée par Alfred Greven. En 1941, elle figure dans Le Dernier des six, aux côtés de Pierre Fresnay et Jean Tissier, puis dans Les Inconnus dans la maison, avec Raimu. Elle tourne également en 1942 dans un film en 3 sketchs ouvertement anti-sémite et anti-américain intitulé Les Corrupteurs réalisé par Pierre Ramelot. Remarquée par Henri-Georges Clouzot, elle figure dans "Le Chat", adapté d'une nouvelle de Colette, film qui ne sera jamais distribué.

 En 1943, Martine Carol (le pseudonyme lui a été trouvé par François Périer) tourne "La Ferme aux loups", aux côtés de François Périer et de Paul Meurisse. En 1947, Théâtre de la Renaissance dans La Route du tabac, aux côtés de Mouloudji. On la retrouve désormais régulièrement au cinéma où sa beauté fait merveille, notamment dans "Miroir" (1947) avec Jean Gabin, "Les Amants de Vérone" (1948) avec Pierre Brasseur, ou encore "Je n’aime que toi" (1949) avec le chanteur Luis Mariano. Son nom sera associé pour longtemps au personnage qui l'a rendue célèbre, Caroline chérie, adapté des romans de Cécil Saint-Laurent. Martine Carol y incarne une aristocrate ravissante et déterminée qui survit à la Révolution et prend sa revanche sous l’Empire, en usant largement de ses talents de séductrice.

 

morgan.jpg Michèle Morgan, de son vrai nom Simone Roussel, est une actrice française, née le 29 février 1920 à Neuilly-sur-Seine, dans le département de la Seine (aujourd'hui Hauts-de-Seine).  En 1933, son père installe sa famille à Dieppe. Elle découvre la scène lors des spectacles du Casino de Dieppe. Puis fugue à Paris avec son frère. par l'intermédiaire d'agences de casting, elle y décroche son premier rôle de figurante dans Mam'zelle Mozart au cours duquel le réalisateur Yvan Noé lui conseille de se perfectionner en prenant des cours d’art dramatique.

En 1936, elle suit des cours de formation théâtrale chez René Simon. Puis en 1937, Jeanne Witta la recommande à Marc Allégret. Après un essai concluant, elle signe son 1er contrat (12 500 F) pour Gribouille. Tournage de Février à Avril. Premier succès. RKO lui propose un contrat à Hollywood sur la base de 2000 F par semaine. En octobre et décembre, elle tourne Orage avec Charles Boyer, la grande star de l'époque. Elle prend le surnom de Michèle Morgan.1939, le 3 septembre c'est la guerre. Jean Gabin est mobilisé à Cherbourg dans la marine nationale. Il obtient une permission exceptionnelle pour terminer le film Remorques.

Morgan2.jpg  1942, lors de son séjour aux États-Unis, Michèle Morgan tourne un bout d'essai pour le rôle principal de Soupçons le film que prépare Alfred Hitchcock ; elle ne fut pas retenue à cause de son anglais insuffisant et il est permis aujourd'hui de regretter que cette rencontre n'eût jamais lieu. Également pour un problème de production, le rôle féminin de Casablanca, qui révéla la comédienne Ingrid Bergman, lui échappe. Michèle Morgan reconnaît par la suite avoir commis plusieurs erreurs durant sa carrière : elle refuse ainsi le rôle principal de Johnny Belinda, qui vaut à Jane Wyman l'Oscar de la meilleure actrice, et celui de La Nuit de Michelangelo Antonioni. Au théâtre, elle renonce, par peur de la scène, à participer à la création de Thé et Sympathie, qui connaît ensuite le succès avec Ingrid Bergman. Le prix d'interprétation féminine (le premier de l'histoire française) lui sera décerné au Festival de Cannes en 1946 pour le rôle de Gertrude dans La symphonie pastorale de jean Delannoy.

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 01:13

 Marlène Dietrich, née Marie Magdalene Dietrich, est une actrice et chanteuse, née le 27 décembre 1901 à Berlin-Schöneberg, en Allemagne, naturalisée américaine à 36 ans, et décédée le 6 mai 1992 à Paris en France. Elle fut un temps la muse du cinéaste Josef von Sternberg.

 Elle prend ses premiers cours de théâtre auprès de Max Reinhardt en 1921. En 1922, elle joue ses premiers petits rôles au théâtre, notamment au Großes Schauspielhaus, et dans des revues, comme Kurfürstendamm de Berlin. Elle obtient aussi des rôles mineurs au cinéma. Son 1er rôle crédité est Lucy dans Tragédie de l'amour de Joe May. Marlène Dietrich enregistre à la fin des années 1920 ses 1ères chansons, notamment Es liegt in der Luft (1928).En 1929, elle tourne son 1er rôle important dans L'Énigme. Remarquée par Josef von Sternberg, celui-ci la recommande à la Paramount Pictures, dont le bureau berlinois cherche une actrice pour faire pièce au mythe de Greta Garbo, lancé par la Metro-Goldwyn-Mayer. En 1930, elle devient célèbre avec le film L'Ange bleu de Josef von Sternberg et notamment la chanson « Ich bin von Kopf bis Fuß auf Liebe eingestellt »,« Je suis faite pour l'amour de la tête aux pieds ». Tourné dans les studios de l’Ufa à Babelsberg, ce film, qui réunit Emil Jannings dans le rôle du Professeur Immanuel Rath, et Marlène Dietrich dans celui de Lola Lola, est le 1er film parlant du cinéma allemand. Il transforme cette actrice encore inconnue, aux cheveux platinés, en star au charisme à la fois ensorceleur et glacé. Elle prend le bateau pour New York et part tourner Morocco (Cœurs brûlés) aux États-Unis, film qui lui vaut une pré-sélection aux Oscars. Séjournant au Cap d'Antibes, elle commence une liaison discrète avec Joseph Kennedy, ambassadeur des USA à Londres. C'est avec l'appui de Kennedy qu'elle s'installe aux USA, et fait également profiter de ses faveurs le jeune John Fitzgerald Kennedy.

MarleneDietrich Opposée au régime nazi, Marlène Dietrich sera longtemps très proche de son cinéaste-Pygmalion, Josef von Sternberg, qui est juif. Elle héberge en Californie l'acteur Jean Gabin, mal vu par Vichy pour son image "Front Populaire", et qui tente, sans trop de succès une carrière américaine. Antinazie fervente, elle s'engage dans l'armée américaine avec l'USO pendant 3 ans, et chante pour les troupes américaines et britanniques stationnées au Royaume-Uni, puis accompagne la 3e armée américaine du général Patton, en Italie, en France puis en Allemagne et en Tchécoslovaquie pendant la campagne de libération. À la libération de Paris, elle retrouve Jean Gabin, qui,lui, a rejoint la 2e D.B. et qui participait à la campagne en tant que chef de char au 2e escadron du régiment blindé de fusiliers marins. À cette époque, le mariage fut apparemment sérieusement envisagé, Marlène étant pour la 1ère fois de sa vie éperdument amoureuse. Mais, répugnant comme toujours à se donner à un homme, elle tergiverse et laisse passer l'occasion, ce qu'elle regrette ensuite jusqu'à la fin de sa vie.

Veronica_Lake.jpg Veronica Lake, de son vrai nom Constance Frances Marie Ockelman est née le 14 novembre 1919 décédée le 7 juillet 1973 est une actrice américaine qui a essentiellement joué dans les années 1940. Son style, en particulier sa coiffure très caractéristique ne dévoilant qu'un seul œil, en fit un mythe du cinéma.À partir de la fin des années 1940, sa carrière déclina très rapidement sous l'influence conjuguée de sa personnalité très indépendante (ou de ses caprices), de l'alcoolisme et de signes de déséquilibre mental.

 En 1938, la famille déménage pour Beverly Hills où elle commence à prendre des cours dans une école pour acteurs. Elle joue pour la première fois au cinéma en 1939 avec une figuration dans le film Sorority House. Plusieurs petits rôles suivent. Lors du tournage de Sorority House, le réalisateur John Farrow remarque sa coupe étrange, une longue mèche de cheveux blonds lui couvrant l'œil droit, qui lui donne un air mystérieux. Il la présente au producteur Arthur Hornblow Jr., de la Paramount, qui lui donne son nom de scène : Veronica, un prénom au classicisme évocateur, et Lake (lac) pour le bleu de ses yeux. Elle signe donc en 1941 à la Paramount Pictures.

 Veronica Lake accéda à la célébrité avec aux films L'Escadrille des jeunes,Les voyages de Sullivan (1941). Belle et intelligente, elle enchaîna alors une série de succès et incarne pour quelques années l'archétype de la femme fatale. On la retrouve à l'écran le plus souvent dans des films noirs tels que La Clé de verre, Tueur à gages ou Le Dahlia bleu, où elle partage l'affiche avec Alan Ladd. Elle a d'ailleurs joué dans 4 films avec cet acteur qui, comme elle, était de petite stature et avait un jeu froid et distancié. À partir de 1942, sa coiffure devient extrêmement appréciée chez les femmes américaines, et l'on raconte que le gouvernement lui demanda de changer sa coupe (ce qu'elle fit) pour inciter les femmes travaillant dans les usines d'armes à adopter une coiffure plus pratique et plus sûre. C'est à partir de cette période qu'elle acquiert la réputation d'être difficile et capricieuse. Elle commence à boire aussi. En 1948, la Paramount ne renouvelle pas son contrat. Elle ne tourne plus alors que très épisodiquement, entre dans de grandes difficultés financières et est arrêtée plusieurs fois pour ivresse et tapage.  Elle meurt à 53 ans d'hépatite.

lauren-bacall1.jpg Lauren Bacall, née Betty Joan Perske le 16 septembre 1924 à New York est une actrice de cinéma américaine.  Lauren Bacall commence des études à l'American Academy of Dramatic Arts en 1939, qu'elle ne peut continuer faute de moyens. Après un emploi d’ouvreuse, elle entame une carrière de mannequin. Parallèlement, elle fait de petites apparitions sur scène à Broadway. Engagée par le magazine Harper's Bazaar en 1942 comme modèle, elle en fait la couverture en mars 1943.

 Une photo attire l'attention de la femme du cinéaste Howard Hawks. Cette dernière voit en elle la possibilité de réaliser l'ambition de son mari qui consiste à « créer » un nouveau profil de star de cinéma. Celui-ci lui propose alors d'interpréter le personnage principal de son prochain film le Port de l'angoisse, adaptation du roman d'Ernest Hemingway En avoir ou pas. Lorsqu'il lui annonce qu'elle aura pour partenaire Humphrey Bogart, elle ne se montre guère enthousiaste et aurait préféré Cary Grant. Elle est terrifiée par la caméra et garde la tête baissée, levant seulement les yeux pour regarder son partenaire. C'est de la que lui vient son surnom « The Look ». Avec Bogart quitte le registre professionnel et ils entament une relation amoureuse, au grand dam de Hawks. L'alchimie entre les deux acteurs est fortement ressentie à l'écran et la réplique de Bacall à Bogard « Si vous avez besoin de moi, vous n'avez qu'à siffler. Vous savez siffler, Steve ? Vous rapprochez vos lèvres comme ça et vous soufflez ! »  Le film est un succès, et à seulement 19 ans avec sa voix rauque si particulière, sa carrière est lancée.

lauren-bacall.jpeg Jack Warner la choisie alors pour un autre film noir, Agent secret (1945) avec Charles Boyer, et pour lequel elle doit prendre l'accent anglais. Des années plus tard, elle admet l'avoir mal fait et déteste le film qui est, par ailleurs, un échec, ce qui affecte provisoirement sa carrière. Elle épouse Humphrey Bogart en 1945. Considérés comme incarnant un couple modèle à Hollywood, ils restent ensemble jusqu'à la mort de l'acteur en 1957. Ils tournent ensemble 3 films après le Port de l'angoisse : Le Grand Sommeil (The Big Sleep), les Passagers de la nuit (Dark Passage) et Key Largo de John Huston. À la mort de Bogart, Lauren Bacall quitte la Californie pour New York où elle se produit au théâtre à Broadway.

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 00:05

Lana Turner est une actrice américaine de cinéma, née le 8 février 1921 à Wallace dans l'Idaho et décédée le 29 juin 1995 dans le quartier de Century City à Los Angeles en Californie. Lana Turner fait partie de la mythologie hollywoodienne. Incarnation du glamour hollywoodien, elle fut pendant près de 20 ans une des stars de la Metro-Goldwyn-Mayer. Elle détient un record pour s'être mariée 7 fois.

La destinée de Lana Turner a été aussi mouvementée que les scénarios de ses films. Elle n'a que 10 ans quand son père, Virgil Turner est assassiné dans une rue de San Francisco. Lana est alors placée dans une institution religieuse avant de revenir rejoindre sa mère, devenue esthéticienne, à Los Angeles. La légende dit qu'un responsable de la revue « Hollywood reporter », Billy Wilkerson, la remarque en 1935, dans un drugstore en train de déguster une glace, en face de la Hollywood Highschool, où elle suit depuis peu des cours de dactylographie. Il lui suggère de faire du cinéma et l'envoie se présenter aux dirigeants de l'agence de Zeppo Marx. Elle commence à faire de la figuration dans Une étoile est née (1937) de William Wellman, mais surtout elle y rencontre le réalisateur Mervyn LeRoy. Grand découvreur de talents, Lana Turner étant l’exemple le plus célèbre, le réalisateur détecte en elle un potentiel et lui donne un second rôle marquant dans le drame social, La Ville gronde (1937). À la demande de LeRoy, la jeune fille se prénomme désormais Lana et se fait surtout remarquer dans ce film par le port d'un sweat qui moule remarquablement ses formes. Grâce à ces pull-overs, trop petits pour elle, on la surnomme « sweater girl », elle devient une idole pour la jeunesse. Elle tourne, son premier film MGM, avec  Judy Garland et Mickey Rooney dans la populaire série des « Andy Hardy », L'Amour frappe André Hardy (1938). Mais très vite, Louis B. Mayer comprend que sa nouvelle recrue a tout pour remplacer la star Jean Harlow, qu'il vient de perdre tragiquement, et devenir le nouveau sex symbol de la compagnie.

lana-turner-c-1940s.jpg Elle éclate dans La Danseuse des Folies Ziegfeld de Robert Z. Leonard qui fut l'un des plus grands succès de 1941. Superproduction, ce film marque un véritable tournant dans la carrière de Lana et elle y éclipse ses partenaires : Judy Garland, Hedy Lamarr et James Stewart. Son salaire monte à 1 500 USD par semaine et la MGM lui offre désormais des rôles plus étoffés. Elle tourne avec les stars les plus prestigieuses du studio, comme Spencer Tracy dans Dr. Jekyll and Mr. Hyde, Robert Taylor dans Johnny, roi des gangsters de Mervyn LeRoy, Walter Pidgeon dans Week-end au Waldorf et surtout Clark Gable où l'alchimie du couple est explosive, ils se retrouveront dans plusieurs films dont Franc jeu, Je te retrouverai ou Le Retour qui apparaitront au box-office. Pendant la 2ème Guerre mondiale, Lana sera une des pin-up les plus populaires des G.I. et elle participera activement aux divertissements destinés au moral des troupes. C'est en 1946, avec le sulfureux Le facteur sonne toujours deux fois, qu'elle marquera à jamais la mémoire des cinéphiles. MGM, pourtant peu habituée aux films noirs, lui donne un rôle de femme fatale. Lana Turner est l'une des actrices les plus rentables de la MGM, comme le prouvent ses succès suivants, le spectaculaire film Le Pays du dauphin vert, Le Retour où elle retrouve Mervyn LeRoy et Clark Gable, deux films de George Sidney, Éternel tourment avec Spencer Tracy, et Les Trois mousquetaires où elle incarne la vénéneuse Milady de Winter aux côtés de Gene Kelly. En 1953, elle trouve l'un de ses meilleurs rôles dans Les Ensorcelés, satire du milieu hollywoodien, sous la direction de Vincente Minnelli.

Ava Lavinia Gardner née le 24 décembre 1922 à Grabtown en Caroline du Nord et décédée le 25 janvier 1990 à Londres était une actrice américaine. Elle fut surnommée « le plus bel animal du monde ». Pendant une jeunesse pauvre et studieuse à Grabtown, Brogden, Newport News et Wilson, elle fait de fréquents passages à New York chez sa sœur aînée Béa, mariée à un photographe professionnel, Larry Tarr. Impressionné par la beauté de la jeune fille, alors âgée de 17 ans, il prend des centaines de photos d'elle et les expose dans les vitrines de son studio de photos. C'est là que Barney Duhan, un employé de la MGM les remarque et suggère à Larry de les envoyer au studio de cinéma. En 1941, elle signe un contrat de 7 ans avec la MGM à 50 dollars la semaine et part, accompagnée de sa sœur Bappie, à Hollywood...

Ava figure, non créditée, dans plus de 15 films entre 1941 et 1943, parfois dirigés par King Vidor, Fred Zinneman, Jules Dassin, George Sidney, Douglas Sirk, avec pour vedette féminine Myrna Loy, Hedy Lamarr, Lucille Ball, mais aussi les débutantes June Allyson et Gloria DeHaven. La MGM lui donne enfin sa chance en 1946, pour commencer avec Tragique rendez-vous où elle donne la réplique, dans son premier grand rôle, à George Raft mais c’est surtout dans Les Tueurs que le papillon sort de sa chrysalide. Son personnage de femme fatale est créé avec ce film noir de Robert Siodmak, inspiré d'une nouvelle d'Ernest Hemingway, où elle interprète la vamp qui dupe Burt Lancaster dans son 1er rôle. C’est dans ce rôle qu’elle reçoit pour la 1ère fois des commentaires élogieux de la part de la critique.  Handicapée par un terrible accent, Ava doit se contenter pour commencer, de séries de photos de pin-up et de petits rôles dans des films mineurs où elle apprend son métier. Ava ne fut même pas créditée dans les 14 films où elle figura de 1942 à 1943. Son nom apparaît pour la 1ère fois au générique de Trois hommes en blanc en 1944. Elle suit des cours pour placer sa voix, des cours de diction pour la débarrasser de l’accent de Caroline du Nord et des cours d’art dramatique. Le réalisateur Joseph L. Mankiewicz y fera référence dans La Comtesse aux pieds nus où il fait dire à Humphrey Bogart qu'il ne veut aucun professeur de diction à ses côtés.Elle rencontre par la suite le multimilliardaire Howard Hughes qui la courtise et la poursuivra pendant de longues années. Allant même jusqu'à l’espionner.

Pendant cette période, elle rencontre sur les plateaux de la MGM, Mickey Rooney, le jeune acteur de la MGM et populaire de la série des Andy Hardy. Le champion du box office lui fait découvrir le tout Hollywood et ne la quitte plus. Elle sort temporairement de l'ombre quand elle épouse Mickey Rooney, avec le consentement de Louis B. Mayer le grand patron de la MGM. Le mariage eut lieu, organisé simplement par le studio, le 10 janvier 1942 à Ballard. La MGM profite du succès d’Ava, tout en la « prêtant » à d’autres compagnies de cinéma. Le studio utilise le côté torride de l’actrice, elle joue avec l’idole de sa jeunesse, Clark Gable qui a insisté pour l’avoir comme partenaire dans Marchands d’illusions. Pour Universal Pictures, elle incarnera Vénus, la déesse de l’amour, dans Un caprice de Vénus où la censure recouvre la statue nue représentant Ava Gardner d’un pudique drapé. S’ensuivent quelques films mineurs mis en scène par John Brahm, Jack Conway, Robert Siodmak, Mervyn LeRoy (qui avait révélé Lana Turner), où elle côtoie Robert Taylor,Charles Laughton, Gregory Peck, James Mason, Barbara Stanwyck, Robert Mitchum. À la fin des années quarante, Howard Hughes fait toujours partie des prétendants d’Ava, elle a également des liaisons avec Howard Duff ou encore Robert Taylor. C’est à cette période qu’elle tombe amoureuse de Frank Sinatra, alors marié à sa 1ère épouse Nancy. L’acteur-chanteur au creux de la vague et la star montante vont connaître une passion tumultueuse et mouvementée qui va défrayer la presse à scandale pendant des années. Rongés mutuellement par la jalousie, leur relation sera ponctuée de violentes disputes. Quand leur liaison éclate au grand jour, la presse se déchaîne, Ava est qualifiée de briseuse de ménages, des prêtres catholiques leur envoient des lettres accusatrices, la Ligue de Défense de la Décence menace de boycotter les films d’Ava. Mais Nancy Sinatra finira par divorcer et les deux amants se marient le 7 novembre 1951.

Ingrid Bergman, née le 29 août 1915 à Stockholm, Suède, décédée le 29 août 1982 à Londres, Royaume-Uni, est une actrice suédoise. Elle est entrée dans l’histoire du cinéma comme l’une de ses plus grandes actrices. En 1999, l’American Film Institute l’a ainsi distinguée comme la quatrième plus grande actrice de tous les temps, dans le classement AFI’s 100 Years… 100 Stars.

Elle a déjà tourné quelques films en Suède lorsque le producteur David O. Selznick lui propose en 1939 de reprendre le rôle principal du remake américain d'Intermezzo, ce qui la fait connaître dans son pays. Sa carrière internationale est lancée et sa popularité s'accroit de films en films : Casablanca, Pour qui Sonne le Glas, Hantise (Oscar de la meilleure actrice) et Jeanne d'Arc en font la star mondiale la plus désirée et la mieux rémunérée. Dès lors, Ingrid Bergman tourne avec les plus grands acteurs hollywoodiens sous la direction de réalisateurs fameux. Si elle tourne relativement peu de films, elle reste fidèle à quelques réalisateurs, comme Alfred Hitchcock. Elle tient la vedette dans quelques longs métrages comme La Famille Stoddard de Gregory Ratoff, La Proie du mort de W.S. Van Dyke ou encore Docteur Jekyll et M. Hyde de Victor Fleming. Ces différents rôles lui permettent d'améliorer son jeu d'actrice. En 1942, elle séduit Humphrey Bogart dans Casablanca. Il s'agit de son rôle le plus célèbre qui fait d'elle une star mondialement connue.

2 ans plus tard, Ingrid Bergman obtient sa première présélection pour l'Oscar de la meilleure actrice pour Pour qui Sonne le Glas de Sam Wood, où elle côtoie Gary Cooper. La statuette est finalement obtenue par Jennifer Jones. Ingrid Bergman gagne néanmoins la récompense l'année suivante pour son rôle d'épouse psychologiquement fragile, victime d'un leurre machiavélique dans Hantise de George Cukor. Elle reçoit sa troisième nomination consécutive pour l'Oscar de la meilleure actrice avec le film Les Cloches de Sainte-Marie en 1945. En 1946, elle donne l'une de ses interprétations les plus marquantes, aux côtés de Cary Grant, dans le film d'espionnage Les Enchaînés d'Alfred Hitchcock. Jeanne d'Arc de Victor Fleming lui vaut une nouvelle nomination en 1948.Elle fait scandale lorsqu'elle part rejoindre le metteur en scène Roberto Rossellini, laissant derrière elle son mari et sa fille, pour tourner Stromboli. Les attaques conjointes de groupements religieux, d'associations féministes et même de politiciens la font bannir du cinéma américain pendant 7 ans. En 1956, elle tourne à Paris avec Jean Renoir dans Elena et les Hommes, puis à Londres dans Anastasia, qui lui vaudra un 2ème Oscar.

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