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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 12:21

C'est tout sauf un hasard si le démocrate Robert Redford, star incontestée Des hommes du Président et Les Trois Jours du Condor, a mis en scène ce thriller politique librement inspriré de l'histoire du Weather Underground, un groupe d'activiste des anées 70. L'acteur-réalisateur y incarne un type rangé rattrapé par son passé que Ben Shepard (Shia Labeouf) perce à jour. Après Lions et Agneaux sur la guerre en Afghanistan et l'inédite Conspiration sur les concéquence de l'assassinat de Lincoln, redford revisite avec brio une page controversée de l'histoire américaine...

Bob qui officie en tant qu'acteur et réalisateur pour Sous surveillance, confie ne pas toujours être à l'aise avec cette double fonction : "Je pense qu’il faut être schizophrène, mais de manière contrôlée. Je ne suis pas particulièrement attiré par le fait de jouer dans un film tout en le réalisant", déclare-t-il, en poursuivant : "Lorsque je joue, j’aime être libre, et lorsque je mets en scène, j’aime avoir la liberté d’observer la situation à la manière d’un chef d’orchestre. Au lieu d’être un unique instrument, on regarde comment tous s’accordent ensemble pour créer une histoire."

  

Robert s'est entouré de seconds rôles prestigieux pour le casting de Sous surveillance ; tous ou presque ont en effet déjà été nommés ou récompensés aux Oscars. On retrouve ainsi les acteurs réputés Julie Christie, Susan Sarandon, Stanley Tucci, Terrence Howard, Richards Jenkins, Brendan Gleeson, Chris Cooper, Nick Nolte, Sam Elliott ou encore les prometteuses Anna Kendrick et Brit Marlin.

  Si le scénario de ce film était déjà abouti au moment du tournage, Robert Redford  a toutefois laissé ses acteurs y contribuer de manière parfois importante. Shia Labeouf  se remémore par exemple une scène avec Brendan Gleeson, chef de police retraité dans le film, qui n'était à l'origine pas prévue par le réalisateur : "Initialement, cette scène n’existait pas vraiment. Et puis avec Brendan, nous avons commencé à échanger des idées… Robert laisse une certaine liberté au scénario, mais en conservant un cadre déterminé", explique le comédien.

 

A l'heure où les blockbusters dominent le box office, Robert Redford a exprimé son envie de revenir à un cinéma plus traditionnel avec Sous surveillance, privilégiant ainsi l'histoire et le jeu des acteurs par rapport aux effets spéciaux sensationnels : "Le côté "spectaculaire" de ce film provient des interactions explosives entre les personnages - cela nous renvoie à une époque antérieure du cinéma", explique le réalisateur. "De nos jours, c’est la technologie qui est le moteur de toute l’histoire, et l’histoire n’est pas très développée, mais il y a énormément d’action et c’est extrêmement distrayant. Tout cela n’existait pas dans les années 1970. C’était une époque où l’histoire occupait une place prédominante, et c’est justement ce qui me plaît. Aujourd’hui encore, je pense être davantage attiré par cet aspect humaniste du cinéma."

 

En 1969, un groupe de militants radicaux appelés Weather Underground revendique une vague d’attentats aux Etats-Unis pour protester contre la guerre du Vietnam. La plupart de ses membres furent emprisonnés, mais quelques-uns disparurent sans laisser de trace… Jusqu’à aujourd’hui. L’arrestation de Sharon Solarz, l’une des activistes, remet cette affaire sur le devant de la scène, au point d’attiser la curiosité du jeune et ambitieux reporter Ben Schulberg. Jouant de ses relations au FBI, il rassemble petit à petit les pièces du puzzle, le menant jusqu’à Jim Grant, un avocat apparemment sans histoires… Lorsque celui-ci disparait brusquement, le journaliste se lance sur sa piste, déterminé à le retrouver avant le FBI.

 

En s'attaquant au "Weather Underground" (un collectif américain de la gauche radicale) et à l'histoire récente des États-Unis, les acteurs Redford et Jenkins ont tous deux exprimé leur intérêt de jouer dans un film dont l'époque et l'histoire leur sont familières. Redford se souvient : "J’avais beaucoup d’amis engagés. J’ai vu ce qui se passait, j’ai pu en apprécier les bons côtés. Ils ne voulaient pas faire une guerre à laquelle ils ne croyaient pas, ils se sont donc rebellés. J’étais solidaire de leur combat, mais je n’y ai pas pris une part active."

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Published by Latuile76 - dans Les incontournables
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