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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 15:46
Sa poitrine généreuse, ses courbes voluptueuses et sa crinière noire de jais auront fait fantasmer de nombreux Américains, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. Alors avec sa disparition, c'est un peu un idéal féminin qui s'en va. Jane Russell s'est éteinte, dans sa maison de Santa-Maria, en Californie. Elle avait 89 ans.
Jane Russell fut l'une des pin-ups préférées des GI et restera dans les mémoires comme la brune incandescente qui donne la réplique à Marilyn Monroe dans Les hommes préfèrent les blondes.  

Née Ernestine Jane Geraldine Russell le 21 juin 1921 à Bemindji dans le Minnesota, elle est l'aînée de cinq enfants. La famille s'installe alors qu'elle est encore enfant à Burbank, en Californie. Son père, un ancien militaire, meurt à 46 ans et elle doit alors gagner sa vie. Howard Hughes arrive à point nommé...
 La légende veut que le producteur Howard Hughes, qui cherchait une actrice aux formes voluptueuses, l'ait repérée chez son dentiste, où elle travaillait comme réceptionniste, pour en faire l'héroïne du Banni (The Outlaw, 1943). Mais Jane Russell n'en était pas moins une enfant de la balle : fille d'une actrice de troupe ambulante, elle avait pris des cours de piano et de théâtre, notamment avec la fameuse actrice russe Maria Ouspenskaïa, et posait pour des photos de mode.
Le Banni, où ses jambes interminables et sa poitrine crèvent l'écran, la propulsera dans le monde de Hollywood, lui vaudra la célébrité et une aura de scandale. La censure tique sur ses décolletés et le film ne sortira pour de bon qu'en 1946. "Tout ça pour un décolleté ! Aujourd'hui, ils en font dans le dos", dira-t-elle bien plus tard.

Malgré une filmographie abondante, dont Les hommes épousent les brunes (1955), et des talents d'actrice indéniables, mais beaucoup moins exploités à l'écran que sa plastique, la carrière cinématographique de Jane Russell s'essouffle dans les années 60. Dans la décennie suivante, on ne la voit plus que sur le petit écran, dans des publicités pour des soutiens-gorge. Entre-temps, elle s'est en partie reconvertie dans le music-hall, à Las Vegas ou New York.

En octobre 1957, elle débute un numéro au Sands Hotel, l'un des plus célèbres nightclubs de Las Vegas. Elle signe ensuite pour des tournées aux Etats-Unis, au Canada, au Mexique, en Amérique du Sud et en Europe. En 1985, elle écrit son autobiographie intitulée Jane Russell: My Path and My Detours.

Stérile, Jane Russell fonda en 1955 la World Adoption International Fund (WAIF), une organisation chargée de placer les enfants dans les familles, et apporte une grande aide à l'adoption d'enfants étrangers par des familles américaines.

Elle a partagé l'affiche avec les plus grands, de Robert Mitchum, à Frank Sinatra et Groucho Marx, en passant par le séduisant Clark Gable dans Les Implacables en 1955. Pin-up au talent reconnu, elle devient au même titre que Marilyn Monroe l'incarnation de la beauté.

Alter ego de Marilyn Monroe, Jane Russell lui donne la réplique en 1953 dans la fameuse comédie de Howard Hawks. Crinière de jais, caractère bien trempé et sens des réalités, elle y campe l'exact opposé du personnage de blonde évanescente naïve et vénale incarné par la baby-doll. A la ville, les deux femmes sont amies, mais le cachet de Jane Russell, pin-up star, est alors dix fois plus élevé que celui de son illustre consoeur.

Très rapidement, elle met elle-même un terme à sa carrière cinématographique et n'apparaît plus que dans quelques films à partir de 1957. Elle se consacre désormais à une carrière de meneuse de revue. Sa dernière apparition au cinéma remonte à 1970 dans La loi du talion de Robert Clouse. Cette Républicaine farouchement engagée, lectrice assidue de la Bible, est finalement morte ce lundi 28 février 2011 des suites d'une insuffisance respiratoire. Elle laisse le souvenir d'une pin-up au physique avantageux.

Jane Russell n'a pourtant rien de la scandaleuse. Mariée trois fois, elle épousa d'abord le quaterback Bob Waterfield en 1943, avec qui elle adoptera trois enfants, Tracy, Thomas et Robert. Ayant subi un avortement alors qu'elle n'avait que 19 ans, elle n'a jamais pu tomber enceinte. Républicaine convaincue, elle militera alors contre l'avortement. Mais les soupçons d'adultère qui pèsent sur le couple auront raison de leur union et ils divorcent vingt-cinq ans après, en 1968. À peine un mois plus tard, le 25 août 1968, elle épouse en deuxièmes noces, l'acteur Roger Barrett, qui décède en novembre de la même année. Troisième noce en 1974 pour Jane. Son union avec un agent immobilier, John Calvin Peoples a duré jusqu'au décès de ce dernier, en août 1999.

 
Jane Russell avec Lou Costello, Elvis Presley

Jane Russell dénotait, dans un milieu hollywoodien réputé progressiste, par sa défense des valeurs républicaines et sa foi revendiquée. "Je suis née pour le mariage. La vie de famille est un soutien en toutes circonstances. Ça, et ma foi en Jésus", dira-t-elle en 2007 dans une interview au journal britannique Daily Mail.

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Published by chrys76 - dans Les acteurs
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