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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 22:22

En ses heures Olympiques, un superbe film made in England d' Hugh Hudson sur l'athlétisme "Les Chariots de Feux" de 1981, nous conte l'histoire de deux athlète britanniques, dans les années 20, prédisposés à la course à pied et qui se servent de leur don, l'un pour combattre les préjugés xénophobes et l'autre pour affirmé sa foi religieuse.

 

Le film s'inspire donc de l'histoire vécue de ces deux athlètes britanniques concourant aux Jeux olympiques d'été de 1924 à Paris. L'Anglais Harold Abrahams (interprété par Ben Cross), juif, surmonte l'antisémitisme et la barrière de classe pour pouvoir se mesurer à celui que l'on surnomme l'Écossais volant, Eric Liddell (Ian Charleson) au 100 mètres. Liddell, fervent pratiquant protestant presbytérien, déclare cependant forfait car ses convictions lui interdisent de courir un dimanche. À la place, Liddell est autorisé à prendre le départ du 400 mètres, un jeudi.

                        

Fils d'usuriers juifs, Harold Abrahams s'installe à Cambridge en 1919. Remarquable à la course à pied, il relève aussitôt le défi de l'Université, faire le tour de la cour durant la sonnerie des douze coups de midi. Et il gagne. Harold court pour faire accepter ses origines. En Ecosse, Eric Liddell, lui, a déjà une réputation établie. Comme prédicateur, fils de missionnaire, il se destine, lui aussi, à l'évangélisation et comme coureur à pied. Et il pratique le sport pour vaincre au nom de la foi. Pendant quelques années, Harold et Eric ne connaissent leurs performances que par la presse interposée. Leur rencontre, en effet, n'a lieu qu'en 1923, à Londres.

  Une scène du film relate une course durant laquelle les coureurs parviennent à faire le tour de la Grande Cour du Trinity College de Cambridge avant que ne sonne le 12ème coup de midi. En réalité, cette scène fut filmée à Eton. Lord Burghley a inspiré le personnage du film Lord Lindsay. Il participa aux jeux d'été de 1924 mais fut éliminé dès le premier tour. Il participa à nouveau aux jeux de 1928 et gagna une médaille d'or au 400 mètres haies. Par ailleurs, Lord Burghley étudia à Eton et Cambridge comme dépeint dans le scénario mais n'y fut pas contemporain d'Abrahams. Parce que, pour les besoins du scénario, le crédit de la course qu'il avait emportée au Trinity College fut attribué à Abrahams, David Burghley âgé de 76 ans à la sortie du film refusa de le visionner.

  Le scénario prend également une grande liberté avec le refus d'Eric Liddell de courir le 100 mètres. Dans le film, Liddell apprend que la course aura lieu un dimanche alors qu'il s'apprête à embarquer sur le bateau qui doit mener l'équipe olympique britannique à Paris. En réalité, le calendrier fut publié plusieurs mois avant l'événement et Liddell consacra les mois qui suivirent à s'entraîner pour le 400 mètres, discipline dans laquelle il avait toujours excellé. La scène nous montrant Liddell remonter un retard de 20 mètres après une chute provoquée par un athlète français lors d'un 400 mètres contre la France est, quant à elle, véridique. C'est un masseur de l'équipe américaine qui fit remettre à Liddell un billet pour le soutenir dans ses convictions avant la course ; le réalisateur demanda à Jackson Scholz s'il acceptait d'assumer ce rôle, celui-ci déclara qu'il acceptait dès l'instant où c'était bon pour son image.

Abrahams était un outsider lorsqu'il remporta le 100 mètres, battant ainsi tous les favoris américains, dont Jackson Scholz et Charlie Paddock. Il parvint en finale du 200 mètres mais termina 6ème et dernier. Il gagna une seconde médaille, d'argent cette fois, en ouvrant le relais 4 x 100 mètres.

 Brad Davis (à droite) dans le rôle de Jackson Scholz.

 Il y a dans ce film une prédominance de thèmes sportifs, mais également culturels et même religieux. Ils sont souvent abordés à travers une comparaison des 2 héros, qui diffèrent par leurs valeurs, modes de vie, croyances et comportements. La musique éthérée du film et le rapprochement entre la volonté du sportif et la foi religieuse donnent par moments lui donne un tournant mystique.

 Nommé pour 7 Oscars en 1982, il remporte 4 trophées dont celui du meilleur scénario original, de la meilleure musique (composée par Vangelis), des meilleurs costumes, et du meilleur film. BAFTA du meilleur film . Golden Globe Award : Meilleur film étranger.

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Published by Latuile76 - dans Les incontournables
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