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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 01:29

Voici la nouvelle série sur le monde de la mafia qui réjouiera les fans avec en tête d'affiche, Steve Buscemi, magistral en parrain.  Produit par Martin Scorcese, Boardwalk Empire narre la vie mouvementée de Nucky Thompson (basé sur Enoch L. Johnson, personnage ayant réellement existé dans les années 20, et incarné ici par l’acteur Steve Buscemi), homme d’affaires et politicien de la ville d’Atlantic City pendant la Prohibition. Outre Nucky Thompson, Boardwalk Empire présente les débuts de grandes figures criminelles des années 1920 comme Lucky Luciano ou encore Al Capone.

 

Boardwalk Empire nous relate la vie d’une ville touristique, durant la prohibition, corrompue jusqu’à la moelle. Les figures importantes de cette nouvelle Babylone rencontrent justement des figures posthumes du gangstérisme, comme Capone ou Luciano, encore réduites au stade de jeunes loups rongés par l’ambition, mais que la stratégie, couplée à une absence totale de morale, consacrera inévitablement .

 

  

Amérique, 1920. La Première Guerre Mondiale est finie, Wall Street ne cesse de grimper et tout est à vendre, même la finale de la Ligue Nationale de baseball. C’est une époque de changement. Les femmes obtiennent le droit de vote, on diffuse des émissions à la radio et les jeunes dirigent le monde.” Voilà le contexte de la nouvelle série évènement de HBO, produite et incarnée par bon nombre de personnalités issues du cinéma.

 boardwalk-empire.jpg Celle-ci nous raconte l’histoire d’une ville dans les années 20, Atlantic City, de Nicky Thompson, son trésorier véreux, et de son conducteur, ancien combattant de la 1ère guerre mondiale, Jimmy Darmody. La trinité mafieuse (sexe-argent-trahison) se trouve heureusement respectée dans cette vaste fresque dont l’esthétisme respecte scrupuleusement son époque de narration. Mais plus qu’un simple divertissement, le nouveau né de la chaîne américaine HBO prolonge une tendance de la contre-culture, et des séries TV du  moment : la contre histoire. Boardwalk Empire est donc la nouvelle série évènement et vient se tailler une bonne part du gâteau en sortant la grosse artillerie : Scorsese (qui réalise le pilote) et Wharlbergh à la prod, Térence Winter aux manettes (un ancien scénariste et producteur exécutif des Sopranos), Steve Buscemi (ex Mr Pink dans Reservoir Dogs) et Michael Pitt (Kurt Cobain dans Last Days) en guise  d'anti-héros, et enfin le plus gros budget jamais consacré au pilote d’une série (18 millions de $).

 

Mais outre ses traditionnels récits d’alcools frelatés et de truands qui se flinguent, BE est la série d’une époque ayant subie la crise. Outre son esthétique vintage et son aspect historique, celle-ci ressemble à Mad Men en ce sens que toutes deux proposent des archétypes de personnages véritablement actuels, et finalement très éloignés des archétypes du héros traditionnel.

 Des politiciens complaisants, dont la figure du fondateur de la ville constitue un beau portrait. Corruptibles, leurs convictions se monnaient des pots-de-vin reçus.

 Des financiers à la morale peu affûtée, avec en tête d’affiche Arnold Rothstein, l’un des plus puissants mafieux et businessmen de son temps (et qui lança notamment Lucky Luciano et Meyer Lansky). Pour lui la valeur d’un homme ne se mesure qu’à sa capacité à le servire. Rien de mieux que l’argent pour s’excuser.

  Des hommes traumatisés par la guerre comme Jimmy ou Richard Harrow, la gueule cassée qui, dépitée, rejoindra la mafia pour devenir l’un de ses plus puissants tueurs. Les horreurs du front européen transformeront cet être plutôt bon en un froid meurtrier.

 

Et bien sur l'anti-héro à la conjoncture de tout cela, Enoch Thompson, rongé par le doute, mais sachant parfaitement manipuler son entourage, à commencer par l’ensemble des habitants d’Atlantic City qu’il rackette continuellement. Habile homme, l’une de ses premières phrases résume assez bien sa philosophie: « en politique, ne prive jamais les gens d’une bonne histoire. » Le héro n’en est plus vraiment un.

La succession ouverte des Soprano

Son créateur et scénariste, Terence Winter, a lui aussi travaillé aux côtés de Chase. Steve Buscemi apparaissait dans 16 épisodes pour incarner Tony Blundetto, un cousin de Tony Soprano. Buscemi se trouvait derrière la caméra pour quatre épisodes de la série dont Pine Barrens écrit par Terence Winter et qui est considéré comme l'un des meilleurs jamais réalisés. Certains font également remarquer la proximité qui existait entre l'univers des Sopranos et l'oeuvre de Martin Scorsese, producteur de Boardwalk (les planches qui se trouvent sur le front de mer à Atlantic City) et réalisateur du premier des 12 épisodes.

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Published by Latuile76 - dans Mes séries TV
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